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Dossier : Climat : qu'attendre des entreprises ?

Quand la finance veut sauver le climat

©faungg's photos / FlickR
Wall Street, NYC. 3 octobre 2010
©faungg's photos / FlickR Wall Street, NYC. 3 octobre 2010
La planète finance se serait-elle mise au vert ? Depuis deux ou trois ans, le monde d’ordinaire plutôt conservateur des investisseurs ne cesse d’innover pour évaluer et réduire l’empreinte carbone des portefeuilles financiers. Description et analyse.

En 2007, les premiers fonds verts – investis dans les entreprises agissant dans les secteurs de l’environnement : eau, énergies renouvelables, déchets – apparaissent aux investisseurs comme une nouvelle aubaine. Ceux-ci connaissent alors des taux de croissance à deux chiffres, générant un phénomène de bulle, qui explose avec la crise financière. La crise de la dette de la zone euro entraîne, avec elle, celle des secteurs de l’environnement (énergies renouvelables en tête) qui voient fondre comme neige au soleil les subventions qui ont porté leur développement. Les fonds verts basculent dans le rouge et les investisseurs fuient aussi vite qu’ils étaient arrivés. Ils ne voudront plus entendre parler d’environnement pendant plusieurs années.

Tout s’accélère autour d’un nouveau concept, ni écologique, ni climatique, mais bien financier : le risque climat.

À l’approche de la Cop21, la tendance s’est de nouveau inversée. Quelques centaines d’investisseurs, réunis à New York en septembre 2014, en marge du sommet des Nations unies sur le climat, prennent un engagement collectif pour lutter contre le changement climatique. Depuis, le phénomène n’a cessé de s’amplifier. En mai 2015, le Climate Finance Day réunit un millier d’investisseurs internationaux à Paris pour préparer la Cop21. Tout s’accélère autour d’un nouveau concept, ni écologique, ni purement climatique, mais bien financier cette fois : le risque climat porté, notamment, par Henri de Castries, alors patron d’Axa. Le mot d’ordre est qu’un monde à +4°C n’est pas un monde assurable. Il y a donc urgence à agir, en multipliant les volumes d’investissements verts et en désinvestissant des industries climaticides, en particulier de l’industrie du charbon. La Caisse des dépôts et quelques grands fonds nord-européens qui, à eux seuls, représentent des centaines

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