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Dossier : Climat : qu'attendre des entreprises ?

Climat : « Le fardeau pourrait être très lourd pour les jeunes générations »

© baldeaglebluff / Flickr
Last house on Holland Island, mai 2010
© baldeaglebluff / Flickr Last house on Holland Island, mai 2010
Avant la sortie du prochain rapport du Giec prévu pour 2018, la Revue Projet fait le point sur l'objectif 2 °C signé par les États, à l'issue de la Cop21, avec Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et co-présidente du groupe de travail numéro 1 du Giec. Entretien.

Des travaux récents1 estiment que l’objectif des +2°C est déjà pratiquement (à 95 % de probabilité) hors de portée... Qu’en est-il vraiment ?

Valérie Masson-Delmotte - L’objectif de stabilisation du climat de l’accord de Paris est de limiter le réchauffement bien au-dessous de 2°C et de poursuivre les efforts pour le ramener à 1,5°C. Deux aspects sont importants pour comprendre cet enjeu : d’une part, les risques associés aux niveaux de réchauffement global ; d’autre part, les solutions permettant de construire un développement durable tout en réduisant les rejets de gaz à effet de serre – et la vitesse à laquelle déployer ces solutions.

Lors de la Cop21, une centaine de pays ont exprimé leurs inquiétudes : 2°C de réchauffement par rapport au climat préindustriel (soit 1°C de plus qu’aujourd’hui) pourraient entraîner des conséquences graves avec des événements extrêmes (vagues de chaleur, pluies torrentielles, sécheresses sévères…), des risques pour la sécurité en eau et pour l’alimentation (impacts sur les rendements agricoles) et pour le littoral (montée du niveau des mers, atteintes aux écosystèmes marins comme les récifs de coraux). Ces pays ont appelé à une ambition plus forte. Les études de modélisation du climat comparant 1,5°C ou 2°C de réchauffement global montrent par exemple, pour le pourtour méditerranéen, une forte augmentation des risques (vagues de chaleur, sécheresse) si le réchauffement global est de 2°C au lieu de 1,5°C.

Les études montrent, pour le pourtour méditerranéen, une forte augmentation des risques (vagues de chaleur, sécheresse) si le réchauffement global est de 2°C au lieu de 1,5°C.

L’accord de Paris invite le Giec à faire le point sur les nouvelles connaissances associées aux

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