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Dossier : Les langages de la transition

Changement climatique Atténuer ou s’adapter ?

© Marine de Francqueville
© Marine de Francqueville

S’adapter au changement climatique, est-ce s’y résigner ? Longtemps soutenu, le discours ne résiste pas à l’examen. Ni à la nécessaire complémentarité des stratégies.


Dans la sphère des négociations climatiques internationales comme dans les politiques domestiques, faire face aux impacts du changement climatique grâce à l’adaptation a longtemps été le parent pauvre de l’action climatique. Historiquement, les discours reléguant l’adaptation à un rôle secondaire pouvaient relever d’une certaine logique : celle de servir la mise à l’agenda de l’atténuation du dérèglement climatique comme priorité indispensable.

Or il y a aussi une réticence plus sournoise à engager l’adaptation, au nom de l’idée que s’adapter signifierait accepter implicitement un moindre effort, voire renoncer à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre – la source du problème. Cette idée, trop souvent reprise et pourtant fausse, pourrait puiser sa source dans deux postulats.

Le premier est que soutenir l’adaptation revient à acter un « renoncement » sur notre capacité collective à tenir des objectifs ambitieux d’atténuation. Preuve que cet argumentaire a percolé dans les imaginaires collectifs et continue d’influencer le débat politique, l’annonce d’un troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC3) français, sous-titré « Vivre à +4° C », a été compris par certains comme l’aveu d’un abandon de l’objectif central de l’Accord de Paris : limiter le réchauffement global à 1,5 °C par rapport à la période préindustrielle.

L’hypothèse des -4 °C repose sur un scénario où tous les pays tiennent leurs engagements actuels d’atténuation. 

Ces 4 °C reposent, en effet, sur un scénario où tous les pays tiennent leurs engagements actuels d’atténuation (conduisant à un réchauffement moyen mondial de 2,7 à 3 °C par rapport à la moyenne à l’ère préindustrielle, et de 4 °C en France, la surface du globe ne se réchauffant pas à un ryt

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