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Dossier : Mobilités en Europe : où allons-nous ?

Les quatre piliers de l’Europe en chiffres

 @ iStockphoto.com/artJazz
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Mobilités des personnes, des biens, des services et des capitaux : chiffrer ces libertés, au fondement de l’Union européenne, c’est mettre en lumière les pays les plus attractifs et les inégalités que cela engendre.


Les mobilités de personnes1

En 2016, près de 12 millions d’Européens en âge de travailler (20-64 ans), soit un Européen sur 25, résidaient dans un pays de l’Union européenne (UE) autre que celui de leur nationalité, sans compter les 2,2 millions de travailleurs détachés2. 50 % de ces résidents se trouvent en Allemagne et en Angleterre, pays dont l’attractivité ne cesse de croître : + 250 % entre 2009 et 2015 pour l’Allemagne et + 60 % pour le Royaume-Uni. La France se situe à la 5e place en matière d’attractivité, sans évolution significative depuis 2009. Les migrants de l’UE représentent en France 2,5 % de la population, à comparer aux 5 % de résidents non européens qu’elle accueille. Près de la moitié de ces migrants intra-communautaires vient de Roumanie, de Pologne, d’Italie et du Portugal. La Pologne est le pays accueillant le plus de migrants originaires d’un des treize derniers États entrés dans l’UE, suivie par la République tchèque.

Étonnamment, la mobilité des adultes en âge de travailler se répartit de façon égale entre les femmes et les hommes (50 %). En comparaison avec les hommes, les migrantes sont généralement plus éduquées et surqualifiées par rapport à leur emploi. Pour tous, la non-maîtrise de la langue est l’obstacle le plus important dans la recherche d’emploi.

La mobilité dans les domaines de la santé est en forte expansion. Environ 7 % des travailleurs migrants y trouvent un emploi, notamment des femmes (80 %). Celles-ci sont majoritairement roumaines (50 %) et polonaises (16 %). Les destinations principales sont ici l’Italie (44 %), suivie du Royaume-Uni (23 %) et de l’Allemagne (7 %).

Les mobilités des biens et serv

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