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Réseaux sociaux : ont-ils enterré le débat public ?

Amaelle Guiton
Journaliste

En cinq ans, les réseaux sociaux, longtemps considérés comme catalyseurs de mobilisations citoyennes, seraient devenus des fossoyeurs de la démocratie. Or l’usage qu’il en est fait dépend grandement de leur architecture technique… En cinq ans les réseaux sociaux longtemps considérés comme cat...

Afrique – Quand la démocratie se joue en ligne

Laurent Duarte
Acteur de terrain

Le virage numérique qu’a connu l’Afrique a permis à de nombreuses voix dissidentes de se faire entendre, contournant la censure. Mais il pose la question de la sécurité des cybermilitants… et ne remplace pas l’engagement de rue. L’expérience du collectif « Tournons la page...

Fracture numérique, fracture sociale

Guillaume Garczynski
Acteur de terrain

Une connexion vous manque et tout est dépeuplé. L’injonction sociale et administrative à maîtriser l’outil numérique est forte ; ceux qui n’y parviennent pas peuvent rapidement se replier sur eux-mêmes. La fracture numérique serait-elle un facteur de démobilisation citoyenne...

« Partager c’est sympa »

Victor Vauquois
Acteur de terrain

Des formats vidéo courts, dynamiques, attractifs : la chaîne YouTube « Partager c’est sympa » mise, comme son nom l’indique, sur la viralité de ses contenus pour mobiliser autour de la question climatique. Témoignage du scénariste de l’équipe. Des formats vidéo courts dyn...

L’engagement à l’heure du haut débit

Benoît Guillou
L'équipe de rédaction

L'arrivée d'Internet puis du web a bouleversé nos comportements nos relations sociales mais aussi notre répertoire de mobilisation politique Dès les élections américaines de 2008 Barack Obama réussit la première campagne on line du XXIe siècle en utilisant massivement les réseaux sociaux On compte aujourd'hui 4 4 milliards d'internautes ...

Pour un métissage des pratiques de mobilisation

Manuèle Derolez et Léna Lazare
Acteur de terrain

« Youth for climate » est né grâce à Internet, quand le CCFD-Terre solidaire, fondé dans les années 1960, a dû apprendre à l’utiliser. Aujourd’hui, un métissage entre les pratiques est nécessaire, pour décupler leur force de frappe. Entretien crois&eacut...

Internet, dates, chiffres et notions clés

Anne de Mullenheim et Agathe Mellon
L'équipe de rédaction

Quelques définitionsInternetInternet est un réseau mondial de câbles informatiques Il sert de support à différents protocoles comme les messageries électroniques les échanges de fichiers les intranets des entreprises et le web la toile des pages formatées en langage HTML mises en réseau par les hyperliens CodeIl s'agit des consignes donn...

Qu’est devenue l’utopie d’Internet ?

Anne Bellon
Chercheur

Aux débuts d’Internet, un idéal d’horizontalité, de gratuité, de liberté. Trente ans après, le web s’est centralisé, marchandisé, et a été colonisé par les géants du numérique. Ces derniers ont-ils trahi l’utopie des pionniers d’...

Question en débat : Internet réinvente-t-il le militantisme ?
istockphoto / jossnatu
istockphoto / jossnatu

Internet, dates, chiffres et notions clés


 

Quelques définitions

Internet

Internet est un réseau mondial de câbles informatiques. Il sert de support à différents protocoles comme les messageries électroniques, les échanges de fichiers, les intranets des entreprises… et le web, la « toile » des pages formatées en langage HTML, mises en réseau par les hyperliens.

Code

Il s’agit des consignes données à un ordinateur pour effectuer une tâche. Le code peut s’exprimer en plusieurs langages, comme le HTML5.

Logiciel libre

Un logiciel est libre lorsque les utilisateurs peuvent exécuter (utiliser), lire, modifier et redistribuer son code source (les instructions permettant de le faire fonctionner). Si le logiciel était un gâteau, le code source serait la recette de cuisine. On peut soit vendre le gâteau et garder la recette secrète (comme le fait Adobe avec Photoshop), soit le partager gratuitement avec la recette afin que chacun puisse le reproduire et l’améliorer (comme GIMP, logiciel libre d’édition d’images).

 

Web, « Surface web », « deep web » et « dark web »

Le web n’est qu’un seul et même espace, distingué uniquement par les usages que les internautes en font. Imaginez un iceberg.

Le surface web est la partie visible, hors de l’eau. On y trouve tout ce qui est référençable sur un moteur de recherche (comme Google, Bing ou Baidu), dans la limite des cadres fixés par les États : les Chinois n’ont pas accès aux mêmes pages que les Français ou les Russes. On estime que le surface web ne représente pas plus de 10 % de la totalité du web. Les 90 % restants sont à chercher sous la surface !

Le deep web regroupe tout ce qui n’est pas répertorié par les moteurs de recherche. Plusieurs raisons possibles à cela, tout à fait légales : la confidentialité (intranets d’entreprises, instituts médicaux, messageries personnelles…), la sécurité (agences gouvernementales, interface de gestion de sites…) ou la non-lisibilité du format des pages par les moteurs de recherche.

Dans les profondeurs, on trouve le dark web : une petite partie du deep web, volontairement cachée et hors des radars officiels. Y circulent différentes communautés : mafias, réseaux criminels… Mais aussi beaucoup de lanceurs d’alerte, de groupements de journalistes ou de cyberactivistes qui tentent d’échapper à la surveillance et à la censure. On entre sur le dark web uniquement via des portes d’accès (navigateurs et moteurs de recherche) dédiées comme Tor.

Une remarque importante : naviguer sur le web de façon invisible, sans être reconnaissable ou traçable par les sites visités, est complètement légal ! Il existe de nombreuses extensions pour rester anonyme en ligne (voir l’article « Protéger ses données. Premiers pas », p. 66).

 

Internet en chiffres

On compte 4,4 milliards d’internautes1 partout dans le monde, soit 57 % de la population mondiale et une augmentation de 8 % par rapport à 2018.

Chaque jour, un million d’internautes se connectent au réseau pour la première fois, soit onze personnes chaque seconde. Si les Nord-américains et les Européens sont déjà très présents en ligne, les nouvelles connexions explosent en Asie et en Afrique.

Les six sites les plus fréquentés au monde sont Google, YouTube, Facebook, Baidu (un moteur de recherche chinois), Wikipédia et Yahoo !.

45 % de la population mondiale est connectée à au moins un réseau social. 98 % de ces internautes utilisent leur téléphone portable pour surfer.

Facebook est le premier réseau social au monde. Il est aussi propriétaire d’Instagram et de WhatsApp. Sur la deuxième marche du podium, YouTube compte 1,9 milliard d’utilisateurs mensuels quand Twitter n’en compte « que » 321 millions.

 

Pour aller plus loin

À voir

Lana et Lilly Wachowski, The Matrix, États-Unis, 1999 [film].

Sam Esmail, Mr. Robot, États-Unis, 2015 [série].

Charlie Brooker, Black Mirror, Royaume-Uni, 2011 [série].

Sylvain Bergère, Une contre-histoire de l’Internet, Arte, France, 2013 [documentaire].

Philippe Borrel, La bataille du libre, Temps noir/Arte, France, 2019 [documentaire].

Fabien Benoit, Hackers, les nouveaux maîtres du monde, Arte, France, 2011 [documentaire].

À lire

Dominique Cardon, Culture numérique, Presses de Sciences Po, 2019.

Amaelle Guiton, Hackers : au cœur de la résistance numérique, Au diable Vauvert, 2013.

Jean-Baptiste Malet, En Amazonie. Infiltré dans le « meilleur des mondes », Fayard, 2013.

Samuel Verley et Élodie Perrotin, Qui sont les hackers ?, Les éditions du Ricochet, 2018.

Rayna Stamboliyska, La face cachée d’Internet, Larousse, 2017.

Gabriela Coleman, Anonymous. Hacker, activiste, faussaire, mouchard, lanceur d’alerte,
Lux, 2016.

1 Pour ce chiffre et les suivants : Simon Kemp, « The state of digital in April 2019: all the numbers you need to know », wearesocial.com, 25/04/2019.


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