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Rénovation des quartiers : des habitants relégués

Saint-Denis - Immeuble de logements de l'usine Coignet (1870)
©MOSSOT CC BY-SA 2.0
Saint-Denis - Immeuble de logements de l'usine Coignet (1870) ©MOSSOT CC BY-SA 2.0
On ne saurait s’opposer à la rénovation de l’habitat insalubre. Mais si celle-ci se fait parfois avec les propriétaires, elle peut aussi se traduire par une relégation territoriale d’une partie de habitants, notamment les locataires. Enquête dans le centre-ville de Saint-Denis.

Le centre-ville de Saint-Denis, ville populaire du nord de l’agglomération parisienne fait l’objet d’une opération programmée d’amélioration de l’habitat-rénovation urbaine (OPAH-RU) ainsi que d’un programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD) sur deux quartiers de ce centre. Ces opérations visent à améliorer l’habitat privé (hors logements sociaux), dont 30 % était considéré comme potentiellement indigne en 2010, avant le début de ces programmes. L’OPAH apporte des aides à la rénovation aux propriétaires des immeubles, tandis que le programme de requalification vise à acquérir des immeubles très dégradés pour les rénover ou les détruire, ce qui induit un départ des habitants. Mais comment se passe cette rénovation pour les habitants concernés ? Quelle place leur est laissée1 ?

Avec les propriétaires

La partie OPAH du projet se fait en grande partie main dans la main avec les propriétaires. Ces derniers votent les travaux et peuvent bénéficier, selon l’état de l’immeuble et les procédures, d’aides allant jusqu’à 80 % du montant des travaux pour les plus modestes. En tout, 3238 logements du centre-ville ont bénéficié de l’opération d’amélioration de l’habitat. Le projet se fait bien avec les propriétaires, mais l’opérateur n’hésite pas à aiguiller la copropriété sur les travaux prioritaires2. Par ailleurs, dans les secteurs de rénovation urbaine, certains immeubles jugés très dégradés ont été ciblés pour faire l’objet d’un accompagnement renforcé pour que les propriétaires y effectuent des travaux. L’incitation y était très forte et la coexistence des deux programmes (OPAH-RU et PNRQAD) sur ce pé

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