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Pour un habitat désirable et durable pour tous

16 septembre 2017
©vinqoo123 CC-BY 2.0
16 septembre 2017 ©vinqoo123 CC-BY 2.0
Un urbanisme écologique serait inacceptable s’il privilégiait le cadre de vie des « bobos » à celui des quartiers délaissés. Une perspective sociale-écologique exige de repenser la ville pour loger tout le monde, contrer l’étalement urbain, favoriser des mobilités douces et densifier raisonnablement la ville tout en y amenant la nature. Un sacré défi !

Si une majorité de Français s’estiment bien logés, le logement reste une source d’insatisfaction majeure pour nombre d’entre eux, spécialement dans les grandes agglomérations. Depuis quarante ans, l’efficacité de la politique du logement est loin d’être flagrante. Il va bien falloir, d’abord, donner un sens concret au droit au logement : construire des logements sociaux et trouver des solutions d’hébergement pour rattraper le retard vis-à-vis des plus démunis. Ensuite, nous devrons fluidifier le marché, afin que chacun ait une chance de trouver un logement abordable, conforme à ses vœux, quel que soit le contexte urbain. L’enjeu ? Enrayer les inégalités que les classes moyennes ont le sentiment de subir dans leur parcours résidentiel, les jeunes ménages notamment. Mais aussi répondre au déficit symbolique que nos politiques du logement ne parviennent pas à combler : besoin irréductible de dignité, difficulté à vivre l’altérité, désir d’ancrage et d’identification, demande d’intégration sociale, d’urbanité et d’aménités.

En fait, le logement occupe une place déterminante dans nos politiques locales. Il se trouve à la croisée des défis institutionnels, sociétaux et écologiques que le territoire local est sommé de prendre en charge. Puisque le logement est d’abord le problème des grandes agglomérations, des cités populaires et des territoires en tension, ses enjeux rejoignent fondamentalement ceux de l’urbanisme et du développement local. La ville, avec ses dépendances périphériques et rurales, constitue l’horizon quasi obligatoire de nos vies. Nous lui imputons pourtant la plupart des maux du quotidien. La ville apparaît comme le symptôme des calamités de l’époque. Pas les calamités lointaines, ni celles sur lesquelles nous n’avons pas prise, non, mais les calamités concrètes qui rendent la vie dure : le logement impossi

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