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Dossier : Réfugiés : sortir de l'impasse

Accueillir aussi les déboutés du droit d’asile

A line of Syrian refugees crossing the border of Hungary and Austria on their way to Germany. Hungary, Central Europe, 6 September 2015 ©Mstyslav Chernov / Wikicommons
A line of Syrian refugees crossing the border of Hungary and Austria on their way to Germany. Hungary, Central Europe, 6 September 2015 ©Mstyslav Chernov / Wikicommons
Chaque année, 2000 à 3000 personnes demandent l’asile à Strasbourg. Une ville qui fait le pari de l’hospitalité, même pour ceux qui ne se voient pas reconnaître le statut de réfugié.

Accueillir des réfugiés au plan local, c’est d’abord exprimer des messages, affirmer des valeurs de solidarité et d’ouverture, refuser le commerce électoral de la peur, lutter contre les fantasmes propagés par les populismes. Ces migrations auxquelles nous assistons relèvent, bien sûr, de crises humanitaires, géopolitiques, économiques, écologiques, mais la façon dont elles sont traitées et vécues révèlent aujourd’hui, dans nos pays, une crise politique profonde. Réaffirmer simplement les droits humains – à commencer par la dignité, la solidarité, notre part d’humanité non négociable – se traduit par des actes au quotidien. Chaque jour, des centaines de personnes meurent noyées en Méditerranée, quand d’autres sont réduites à survivre dans des camps d’infortune ici et là, en France et en Europe. Nos sociétés regardent ailleurs, tentées par le découragement ou le fatalisme.

Volonté politique

Accueillir c’est finalement une question de volonté politique. Permettez-moi de partager avec vous un discours de Roland Ries, maire de Strasbourg, prononcé en février 2017 : « Mon cri est un appel. Celui de Strasbourg l’européenne, capitale des droits de l’homme et de la démocratie locale, siège du Parlement européen et du Conseil de l’Europe, qui ne peut et ne doit se résigner face au drame humain, social et sanitaire que constitue le déracinement des réfugiés arrivant dans nos pays européens. Estimant qu’il appartient aux maires de prendre toute leur part de responsabilité face à cette situation, j’ai lancé un appel aux habitants de Strasbourg pour les sensibiliser à cet enjeu qui les concerne beaucoup plus qu’ils ne le croient. J’estime que c’était mon rôle et je dois dire que j’ai été surpris par l’élan de solidarité qui a suivi. Cette mobilisation solidaire et spontanée, les décideurs, quels qu’ils soien

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