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Dossier : La société civile en première ligne

Pacte du pouvoir de vivre Retisser les liens entre société et politique

© Benoît Hervieu-Léger
© Benoît Hervieu-Léger

Le Pacte du pouvoir de vivre revendique sa place : celle d’une société civile organisée, capable de porter des solutions concrètes et de recréer du lien entre citoyens et politique. Il affirme une conviction forte : seule une société civile unie et audacieuse peut déjouer la tentation du repli. 


L’enquête menée par la Revue Projet est riche d’enseignements. Elle illustre les débats qui peuvent traverser nos organisations sans jamais remettre en question le principe de l’autonomie vis-à-vis des partis politiques. Le Pacte du pouvoir de vivre (PPV) ne soutiendra pas de parti politique ni ne se transformera en parti politique : que ce soit dit.

Le PPV, qui rassemble plus de soixante organisations parmi les plus importantes de la société civile organisée, est considéré par beaucoup comme un acteur majeur – actuel et futur – de l’écosystème institutionnel et politique.

Mais sous quelle forme peut-il agir sans assister les bras croisés à cette défiance croissante des citoyens envers ces derniers ? Le Pacte a été initié en mars 2019 par des organisations de la société civile faisant face à un exercice du pouvoir très verticalisé et à un président de la République ayant fortement contribué, durant ses deux mandats, à affaiblir celle-ci.

Il devient de plus en plus difficile de parler seulement de « crise » démocratique, par définition temporaire, tant la défiance s’est installée durablement, dans nos territoires comme dans les urnes.

Nous ne pourrons pas apporter des réponses aux enjeux sociaux, écologiques et démocratiques si nous les traitons séparément.

Cette défiance se conjugue aux colères : face à la crise du logement, au coût de l’alimentation et à l’accès à la santé, à l’angoisse face au dérèglement climatique et à l’érosion de la biodiversité, à la conviction que les politiques publiques ne répondent plus à nos préoccupations les plus concrètes et vitales, incapables d’offrir des perspectives à la hauteur des défis écologiques, sociaux, démocratiques. Pendant ce temps, les idées d’extrême droite progressent, nourries par la peur et par des politiques censées lutter contre.

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