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Quatre propositions concrètes pour lutter contre la pauvreté

Olivier Legros
Chercheur

Ce dossier sur la lutte contre la pauvreté est loin d’épuiser la richesse de l’expérience du terrain de celle-ci, appréhendée ici comme politique publique et comme pratique sociale. Ni « bonnes pratiques », ni « recettes » : l’enjeu des lignes suiv...

Croiser les savoirs pour lutter contre la pauvreté

Collectif
Acteur de terrain

La bonne foi des travailleurs sociaux se heurte régulièrement à leur difficulté à comprendre les besoins et les ressentis de ceux qu’ils accompagnent. ATD Quart Monde fait travailler ensemble professionnels, militants concernés par la pauvreté et volontaires d’ATD. La bonne foi des travai...

La course effrénée d’un directeur de CCAS

Fabrice Krystof
Acteur de terrain

Dans les années 1990, les sociologues soulignaient l’« usure » des travailleurs sociaux. Qu’en est-il trente ans plus tard ? Déroulement d’une journée « ordinaire » d’un directeur de centre d’action sociale d’une commune de 10 000 habitants. Dans ...

Un habitat intergénérationnel pour faciliter l’insertion ?

Charlène Charles et Anne Petiau
Chercheurs

Comment se vit la mixité entre générations et milieux socio-économiques dans une « maison intergénérationnelle » ? À quelles conditions est-elle possible ? Une enquête sociologique en montre les difficultés et les stratégies des habitants pour y faire...

La ville et la pauvreté

Jean-Paul Alduy
Responsable politique

Comment, dans une ville fragmentée en un archipel de quartiers, enrayer la pauvreté ? Jean-Paul Alduy, ancien maire de Perpignan, tire les leçons de son action. Comment dans une ville fragmentee en un archipel de quartiers enrayer la pauvrete Jean Paul Alduy ancien maire de Perpignan tire les lecons de son action Face a ...

La mécanique de rue n’est pas « sauvage » !

Sébastien Jacquot et Marie Morelle
Chercheurs

Les activités informelles de réparation automobile sont souvent considérées comme une nuisance par les autorités. Pourtant, elles sont riches de savoir-faire et garantissent un service de réparation à moindre coût à des populations précarisées. Les activites informelles de ...

Territoires zéro chômeur : un laboratoire d’emploi

Agnès Thouvenot
Responsable politique

Le projet « Territoires zéro chômeur de longue durée » a d’abord été imaginé pour des territoires ruraux. Des villes s’en sont également emparées afin de s’attaquer à la pauvreté qui s’enracine dans le chômage. L’exemple de Ville...

Les difficultés de l’accompagnement social

Marion Lièvre
Chercheur

Que proposer quand les hébergements sont saturés et que manquent les moyens, notamment humains ? Portrait croisé de deux travailleurs sociaux confrontés au quotidien à des dilemmes qui interrogent ce qu’accompagner veut dire. Que proposer quand les hebergements sont satures et que manquent les moyens ...

Les récupérateurs de ferraille

Bénédicte Florin et Pascal Garret
Chercheurs

Cette enquête ethnographique nous plonge dans le quotidien de celles et ceux qui « font la ferraille », une économie informelle, voire illégale, indispensable au fonctionnement d’une industrie mondialisée et lucrative. Mais le savoir-faire de ces « indésirables » es...

Face à la pauvreté, que peuvent nos gouvernements ?

Nicolas Duvoux
Chercheur

La lutte contre la pauvreté s’est institutionnalisée en France dans les années 1990. Aujourd’hui, dispositifs ciblés (minima sociaux) ou non (retraites) contribuent à enrayer le phénomène. Mais la stratégie actuelle du gouvernement risque de se heurter à d’autres r&eac...

La pauvreté : un sujet éminemment d'actualité

Benoît Guillou
L'équipe de rédaction

En 2018, la France comptait plus de neuf millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. La pauvreté affecte toute l’existence de près de 15 % de la populationet les inégalités sont aujourd’hui reparties à la hausse, selon le « Portrait social de la France » (Inse...

Mesurer la pauvreté, pas si simple !

Pascale Novelli
Chercheur

Selon les indicateurs utilisés, la mesure de la pauvreté donne des résultats différents. Dans tous les cas, les critères monétaires, les plus fréquemment utilisés, s’avèrent insuffisants. Selon les indicateurs utilises la mesure de la pauvrete donne des resultats differents Dans t...

Les biffins se rebiffent

Benoît Kwamou
Acteur de terrain

Le « Carré des biffins » de la porte Montmartre existe officiellement depuis 2009 grâce à la mobilisation de la ville de Paris et sous l’impulsion des biffins. Ces chiffonniers des temps modernes arpentent ce marché de la misère pour y vendre quelques euros leurs objets de récupé...

Le « Carré des biffins » situé à Paris à la porte Montmartre.
© Association Aurore
Le « Carré des biffins » situé à Paris à la porte Montmartre. © Association Aurore

Les biffins se rebiffent


Le « Carré des biffins » de la porte Montmartre existe officiellement depuis 2009 grâce à la mobilisation de la ville de Paris et sous l’impulsion des biffins. Ces chiffonniers des temps modernes arpentent ce marché de la misère pour y vendre quelques euros leurs objets de récupération. Entretien avec Benoît Kwamou, de l’association « Sauve qui peut ».


Pouvez-vous nous présenter votre situation d’un point de vue économique ?

Je suis à la retraite et handicapé. J’ai failli passer l’arme à gauche et, en raison de mes problèmes de santé, j’ai très peu travaillé. Aujourd’hui, lorsque j’ai payé mon logement, il me reste 400 euros pour vivre tous les mois. Ce n’est pas évident du tout. Je suis donc obligé de faire de la biffe. Je vis des poubelles pour compléter mes revenus. Je recherche les poubelles jaunes car je m’intéresse aux livres et magazines. Les vieux magazines de cinq ans bien entretenus se revendent entre 20 centimes et un euro, parfois deux euros. Neufs, ils se vendaient une quinzaine d’euros. Et puis, j’ai des amis : quand ils tombent sur des magazines qui m’intéressent, ils pensent à moi et, de mon côté, si je tombe sur une paire de baskets, je les nettoie et je leur donne.

Comment évolue la situation pour les biffins de la porte Montmartre ?

La mairie du XVIIIe arrondissement nous a donné un emplacement en 2009, le « Carré des biffins ». Il existe une centaine de places mais, en moyenne, nous sommes environ 270 personnes, du samedi au lundi. On y trouve de tout : de la nourriture, des médicaments, des cosmétiques… Mais nous, les « biffins historiques », c’est différent des vendeurs à la sauvette : on a signé une charte de fonctionnement avec l’association Aurore, où l’on s’est engagé à ne vendre que des produits de seconde main issus de la récupération, ou ce que les gens nous donnent. Récemment, une personne m’a offert des casseroles qui sont parties comme des petits pains.

Je constate que nous sommes de plus en plus nombreux, au fil des années. Toute la misère de Paris se retrouve ici aux périphéries de Montmartre. Les gens viennent car ils ont faim, notamment des migrants, pour qui cet espace permet de su

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