Logo du site

Quand la loi fait participer les plus précaires


Associer les personnes à la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques dont elles sont destinataires permet de mieux adapter ces politiques à leurs besoins et de leur donner une place en tant qu’acteurs de leur parcours d’insertion. L’Agence nouvelle des solidarités actives peut en témoigner. Mais à quelles conditions ?

Jusque-là, les démarches de participation des personnes en précarité aux dispositifs et politiques qui les concernent étaient surtout portées par des associations de lutte contre la pauvreté et les exclusions. Mais les évolutions réglementaires et législatives des dernières années leur ont donné une nouvelle dimension, intégrant les acteurs publics et les administrations et bousculant leurs pratiques. Nous détaillons ici deux dynamiques de participation : la participation des allocataires du revenu de solidarité active (RSA) à la définition, la conduite et l’évaluation de la politique d’insertion et l’expérimentation et la pérennisation, au sein du Collège national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE), du « collège des personnes en situation de pauvreté et de précarité », dit « 8e collège ». Dans le cadre du CNLE, il s’agissait d’intégrer les personnes dans une instance existante, avec son cadre et sa réglementation déjà définis. Pour le RSA, il a fallu construire une dynamique nouvelle. Et celle-ci a pris des formes variées : au-delà d’une participation aux équipes pluridisciplinaires qui discutent des situations individuelles des allocataires du RSA, certains départements ont mis en place des groupes d’allocataires pour qu’ils participent au diagnostic des besoins, à l’évolution et l’évaluation des dispositifs d’insertion du territoire.

Dans les deux cas, l’objectif est le même : partir de l’expérience vécue des personnes, expérience des situations de précarité et des dispositifs, pour alimenter la réflexion et les débats, souvent confisqués par les élus, professionnels, experts et techniciens ; permettre, avec ce regard de terrain, de conforter, d’orienter différemment, d’interpeller les politiques publiques et finalement, de les adapter et de les

Cet article est réservé aux abonné.e.s

vous pouvez l'acheter à l'unité ou par Dossier
Pour accéder à cet article :

Déjà abonné.e ?

M'identifier

Revue-Projet.com offre l'accès gratuit aux articles de moins de 2 mois ou plus de 4 ans.

Vous devez être connecté pour commenter cet article
Aucun commentaire, soyez le premier à réagir !
* Champs requis
Séparé les destinataires par des points virgules