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Dossier : La cause de l'éducation

L’éducation dans la société de demain


Un débat sur les finalités de l'éducation, l'ouverture de l'école sur la société, l'égalité des chances, la décentralisation.

Projet – Quelle est selon vous, dans les transformations de la société, la finalité première de l’éducation : former à un emploi, à un travail, socialiser, transmettre des valeurs ?

Gérard Aschieri – Derrière cette question transparaît en filigrane le conflit entre diverses conceptions du rôle de l’éducation. Ainsi la théorie du « capital humain » en vogue dans les réflexions économiques libérales, met en avant la fonction d’alimentation du marché du travail et l’idée que l’individu a la responsabilité de construire les parcours qui assureront son « employabilité » et dont il tirera un bénéfice financier. Dans ce cadre, la fonction sociale est réduite à l’éducation de base tandis que la fonction de transmission d’une culture, de valeurs, de formation à l’esprit critique sont occultées, sauf lorsqu’elles ont une utilité sur le marché du travail.

A l’inverse, d’autres défendent l’idée d’une école qui a le rôle d’une institution et dont la finalité première est la transmission d’une culture et destinée à former l’individu.

Il s’agit sans aucun doute d’un faux débat. En fait, l’école à une triple mission : former l’homme, le citoyen, le travailleur ; et il faut penser ces trois missions de façon complémentaire. Le système éducatif en France s’est de longue date inscrit dans un projet marqué par les valeurs de la République avec comme ambition de donner à chacun les moyens de penser le monde et la vie dans une perspective d’appropriation et de maîtrise de ceux-ci. Mais ce même système éducatif doit former aussi des acteurs économiques, en donnant à chacun les moyens d’une insertion professionnelle effective et d’une reconnaissance sociale. C’est tout cela qui fait que l’on doit parler de droit à l’éducation.

Xavier Darcos– Voilà une question dont je vous invite à venir débattre dans le cadre du grand débat national sur l’école que le gouvernement organise à partir de cet automne ! Pour ma part, j’estime que la première des finalités de l’éducation est de transmettre des savoirs. C’est par la découverte des connaissances, par l’apprentissage des règles, par l’acquisition des comportements responsables, par l’accès à une culture, que l’école doit conduire l’élève à passer progressivement de l’univers familial de l’enfance au monde exigeant et complexe des adultes. Plutôt que de dire, selon une formule propice aux dérives démagogiques : « l’élève est au centre du système éducatif », mieux vaudrait réaffirmer que l’éducation scolaire s’organise autour de la relation entre l’élève et le savoir.

Richard Descoings – Former à un emploi, à un travail, socialiser, transmettre des valeurs, ne faudrait-il pas ajouter parmi ces finalités, au champ déjà très large, l’apprentissage de savoirs et de savoir-faire (s’exprimer à l’écrit comme à l’oral) dont on sait, par défaut, combien grave est leur manque pour celles et ceux qui ne s’y sont pas soumis avec succès ? Le taux d’illettrisme est effarant dans une société comme la nôtre, qui se donne volontiers à voir comme un creuset de culture. Mais, au-delà même de la question de l’illettrisme, surgit celle d’une formation intellectuelle, culturelle commune sans laquelle il me parait un peu vain d’espérer ensuite – ou en même temps – socialiser et transmettre des valeurs.

Pour en revenir à la question de la finalité première de l’éducation, je crois que la poser ainsi conduit inéluctablement à affronter un dilemme, un double-bind, mais la noblesse de l’éducation est de poursuivre de front l’ensemble de ces objectifs. Il s’agit d’élever, au plus beau sens du terme, de porter le plus haut possible le développement personnel, la curiosité intellectuelle, l’appétence pour la compréhension du monde, le goût de l’étude et de l’effort, le sens de la civilité. Je ne crois pas que l’on puisse dissocier, dans le long et difficile processus d’éducation, la formation à être et à devenir à la fois un membre d’une communauté sociale, un citoyen et un professionnel.

Sociologues et politistes ont largement montré que le chômage est facteur de désintégration sociale. Ne pas donner progressivement aux enfants, aux adolescents, aux jeunes adultes les moyens d’une intégration professionnelle réussie, c’est donc prendre le risque grave d’échouer à atteindre les autres objectifs, ne plus servir les autres finalités de l’éducation. A l’inverse, il me parait illusoire d’organiser le parcours éducatif en fonction d’un état du marché du travail ou des technologies. La rapidité des évolutions économiques, industrielles et techniques est telle que nous ne savons plus guère dire aujourd’hui ce que seront les métiers de demain et les emplois d’après-demain. Et les recruteurs, privés ou publics, attendent souvent moins des candidats au marché du travail une adéquation immédiate à l’emploi proposé qu’une personnalité dotée de facultés de compréhension, d’initiative, d’adaptabilité et d’intégration dans des équipes. En somme, d’intelligence, au sens latin du terme. La finalité première de l’éducation est donc bien le développement de celle-ci.

Projet – Actuellement, le ministère de l’Education est aussi celui de la Jeunesse. Quels sont le sens, l’enjeu et les limites de ce regroupement ?

Gérard Aschieri – Ce regroupement aurait pu être le point de départ d’un projet ambitieux pour la jeunesse. Nous avions dans notre dernier congrès mis l’accent sur l’indispensable ambition qu’un pays comme le nôtre doit avoir pour ses jeunes : un projet fondé sur l’égalité des chances, sur l’accès de tous aux qualifications, à l’emploi, aussi bien qu’à la culture ou aux loisirs et sur la mise en place d’un ensemble de droits nouveaux. Ce regroupement aurait pu aussi permettre de repenser le rôle de l’éducation populaire et d’impulser de nouvelles synergies.

Force est de constater qu’il n’en est rien et que la politique menée par ce ministère se réduit à quelques actions, certes parfois intéressantes et louables, sans que se dessine un projet pour la jeunesse.

Xavier Darcos – Le Président de la République et le Premier ministre ont souhaité regrouper au sein d’un même ministère les services de l’Education nationale et ceux de la Jeunesse. Ceci témoigne à l’évidence d’une vision élargie de l’éducation et du souci de prendre en compte toutes les dimensions de la vie sociale des jeunes gens et jeunes filles : leur « métier » d’élève ou d’étudiant, mais aussi leurs loisirs, leurs activités et leurs engagements. L’opération « Envie d’agir » symbolise cette démarche, en favorisant et en valorisant la mobilisation des jeunes autour de projets concrets. Grâce à la nouvelle organisation du Ministère, les mouvements et associations ont pu, plus facilement, pénétrer dans les établissements scolaires pour présenter leurs actions aux jeunes. Bientôt, les livrets scolaires des adolescents feront mention de leurs activités au service de la communauté.

Richard Descoings – Cette réunion me paraît tout à fait importante. Tout d’abord, elle permet de rappeler que l’éducation ne saurait en aucun cas se limiter au parcours scolaire et, en même temps, de souligner combien il serait absurde de disjoindre ce qui se passe à l’école de la vie des élèves en dehors de celle-ci. Sans parler même des activités ludiques, sportives et culturelles, qui peuvent se dérouler aussi bien dans le cadre scolaire qu’à l’extérieur et constituent un élément-clé de l’éducation des enfants, je voudrais insister sur un point radicalement nouveau dans la formation de la jeunesse. L’école est aujourd’hui en très rude concurrence, aux yeux des enfants et des adolescents, avec ces instruments d’acculturation que sont la télévision, internet ou même les jeux proposés sur les playstations. Or le risque est très fort que cette culture, dont on ne peut nier ni la force, ni le rôle de socialisation à travers un langage et des références communes, se développe en opposition avec la culture scolaire, celle-ci au mieux l’ignorant, au pire la condamnant. Il faut donc construire des ponts, inventer des formes d’interpénétration, penser comment l’école doit tenir compte de cette concurrence.

A un second titre, cette réunion de l’éducation et de la jeunesse me paraît utile. Elle rappelle à ceux qui ont la chance de poursuivre des études après la fin de la scolarité obligatoire, et plus encore dans l’enseignement supérieur, que seule une minorité des classes d’âge entre 16 et 23 ans se trouve dans cette situation. Lorsque je vois des étudiants réclamer un salaire ou une allocation dite d’autonomie, alors que les jeunes sans ressources n’ont pas même droit au RMI (on ne peut l’obtenir qu’après 25 ans), je crois qu’il n’est pas mauvais que le ministre de l’Education nationale puisse rappeler les préoccupations et les attentes des jeunes sortis précocement du système éducatif.

Projet – Quels partages et quels partenariats soutenir entre l’université, l’école, la famille, les autres lieux de socialisation des jeunes (quartier, mouvements, etc.) et l’univers de l’entreprise ?

Gérard Aschieri – A coup sûr, des partenariats nouveaux sont indispensables plutôt que des « partages ». Tout montre combien une action globale est nécessaire qui, dans l’école, implique le travail en équipe et qui doit reposer sur la collaboration entre les divers services publics et entre les services publics et le secteur privé.

Mais pour que ce partenariat soit efficace, pour éviter les risques de subordination de l’Ecole à une logique marchande, il importe de définir les objectifs : pour nous, notamment, l’accès de la masse des jeunes aux qualifications indispensables, la lutte contre l’échec scolaire, la résorption des inégalités. C’est à partir de ces objectifs que l’on peut penser les partenariats et les collaborations et non décider a priori que tel ou tel partage est indispensable, par exemple pour transférer des charges.

Enfin – c’est une évidence –, les rôles et spécificités de chacun doivent être bien définis et chacun doit disposer des moyens adéquats pour jouer son rôle.

Xavier Darcos – Il faut, dans ce domaine, éviter deux écueils : celui de la sanctuarisation et celui du mercantilisme. La sanctuarisation conduirait à écarter délibérément les jeunes de tout contact avec les entreprises et les acteurs économiques, qui sont les forces vives de la nation dans la compétition mondiale au sein de laquelle nous sommes, que nous le voulions ou non, engagés. Le mercantilisme, ce serait assujettir le dispositif de formation aux besoins immédiats de la production et subordonner toutes les activités organisées pour les jeunes à des objectifs publicitaires.

Le gouvernement se garde de tomber dans l’un ou l’autre de ces extrêmes :

– il refuse avec détermination, dans toutes les instances internationales, la « marchandisation » de l’éducation ;

– il s’attache à maintenir la France dans le peloton de tête de l’économie du savoir, car la première richesse d’un pays réside dans le niveau d’éducation de sa population.

Richard Descoings – Si l’on admet que l’une des finalités de l’école est de permettre à l’avenir une intégration réussie sur le marché du travail, il serait bon que soit peu à peu développée une connaissance des entreprises, de leur logique, de leur organisation et de leur fonctionnement plutôt que de renvoyer à une rupture brutale entre le milieu scolaire et celui des entreprises au moment de la recherche du premier emploi. Symétriquement, la responsabilisation des entreprises dans la participation à l’investissement éducatif résulterait d’une meilleure connaissance de ce que sont les élèves et les enseignants aujourd’hui, de leurs craintes et de leurs aspirations.

Ne serait-il pas souhaitable de donner une autre image de l’entreprise que celle véhiculée par les chaînes de télévision à travers les fermetures d’usines ou les indemnités de licenciement de grands patrons ?

Projet – Comment concilier égalité des chances et formation adaptée à chacun ? Quel bilan du collège unique ? Que faire face à l’échec scolaire ?

Gérard Aschieri – Cette question est centrale pour l’avenir du système éducatif. Et on aurait tort de la limiter à la question du collège dit « unique ». En effet il s’agit d’avoir un double objectif : accroître sensiblement le pourcentage de jeunes qui atteignent les qualifications de niveau baccalauréat et au-delà, et simultanément faire qu’aucun jeune ne reste sans qualification. Il faut donc travailler aussi bien sur l’amont (l’école) que sur l’aval (les formations en lycée).

Il faut pour lutter contre l’échec essayer de passer à tous les niveaux d’une logique de remédiation à une logique de prévention. Pour cela il est indispensable de mettre en place un suivi plus individualisé des élèves en difficulté et développer le travail d’équipes pluri-professionnelles. Il importe aussi de revoir les contenus d’enseignement, réduire les hiérarchies disciplinaires, valoriser les diverses capacités et prendre en compte ce qui constitue la culture des jeunes. A cet égard, l’existence de voies diversifiées peut être un moyen d’accroître la réussite mais peut aussi être une source d’exclusion reproduisant les inégalités sociales : il est donc essentiel que le choix ne soit pas trop précoce et qu’existent systématiquement des passerelles et des possibilités de poursuite d’études.

Xavier Darcos – Vous connaissez cette statistique inacceptable : 158 000 jeunes quittent chaque année le système éducatif sans aucune qualification. Pour réduire la cohorte de ces laissés pour compte, nous agissons à tous les niveaux d’enseignement :

– au primaire, nous menons un combat déterminé contre l’illettrisme, auquel nous consacrons des effectifs importants, car sans l’accès à l’écrit, tous les apprentissages ultérieurs sont évidemment compromis ;

– au collège, il faut rompre avec l’idéologie de l’uniformité, qui prétend fondre dans le creuset mythique du « collège unique » des adolescents aux maturités, aux aptitudes, aux goûts extrêmement hétérogènes. Nous voulons un collège réellement pour tous : sans renoncer à l’acquisition d’un socle commun de savoirs fondamentaux, il faut accompagner tous les élèves dans la reconnaissance de leurs talents et les aider à découvrir leur propre voie de réussite. Il ne s’agit pas de revenir à une orientation précoce, mais de proposer aux élèves en grande difficulté, en accord avec leur famille, des parcours de formation diversifiés, passant notamment par l’alternance entre le collège et le lycée professionnel, voire l’entreprise ;

- au lycée, il importe d’utiliser pleinement le large éventail offert par les trois voies de formations existantes : générale, technologique et professionnelle. Trop d’élèves restent, par manque d’information ou par conformisme social, dans la voie générale, mal adaptée à leurs aspirations, alors qu’ils pourraient mieux s’épanouir dans les autres voies de formation. C’est pourquoi nous nous engageons pour la valorisation des enseignements techniques et professionnels.

Richard Descoings – Je ne me prononcerai pas sur la question du collège unique que je ne connais pas suffisamment bien. Mais je voudrais rappeler que le principe d’égalité aujourd’hui consiste à appliquer les mêmes règles à des personnes qui se trouvent dans les mêmes situations. Et on ne peut soutenir que la situation des élèves est identique dans tous les collèges et les lycées de France. Les degrés d’homogénéité culturelle, d’engagement familial au soutien des études, de niveau de vie et de taux de chômage des parents, de sentiment de sécurité, bref de tout ce que l’on appelle le capital humain, peuvent changer du tout au tout d’un établissement ou d’une région à l’autre. Ma conviction est qu’il n’y a pas d’autre solution pour gagner le pari difficile de l’éducation que de tenir compte dans une large mesure de ce qu’est chaque élève. L’école ne peut remplir son rôle d’unification et d’arasement des inégalités sociales en ignorant les différences sociologiques. Je crois que l’égalité des chances est servie par la pluralité des méthodes associée à un même niveau élevé d’exigence.

Projet – Donner davantage de responsabilités à des échelons locaux (régions, départements et communes), est-ce permettre une plus grande ouverture et intégration des systèmes de formation, une meilleure réactivité, de meilleurs partenariats…, n’est-ce pas aussi en transformer les finalités ?

Gérard Aschieri – En fait, c’est la question des finalités qui est première : que recherche-t-on lorsque l’on veut donner plus de responsabilités à des échelons locaux ? Quelles avancées cela permettra-t-il et quels problèmes vis-à-vis des missions des services publics ? En effet à l’évidence les choix d’organisation ont des conséquences sur les missions des services publics. Et si le projet gouvernemental de décentralisation a suscité tant d’oppositions, c’est sans doute parce que la question des finalités n’a pas été traitée en préalable.

Xavier Darcos – Non, donner plus de poids aux responsables locaux dans la gestion de l’école ne détournera pas celle-ci de ses finalités. Pourquoi l’électeur, lorsqu’il vote aux élections municipales, cantonales ou régionales serait-il moins attentif à la qualité du système éducatif que lorsqu’il s’exprime pour élire son député ? Pourquoi l’élu local serait-il moins attaché que le Parlementaire ou le Ministre à la bonne marche des établissements scolaires implantés sur le territoire dont il a la charge ? S’il est un domaine où tout le monde s’accorde à reconnaître que l’école a progressé ces vingt dernières années, c’est bien celui des bâtiments scolaires et de l’équipement des établissements ; or c’est précisément la compétence qui a été confiée aux collectivités territoriales par les premières lois de décentralisation.

Oui, la future loi de décentralisation – et plus encore la loi d’orientation que nous projetons de faire aboutir en 2004 – affirmeront les finalités que la Nation assigne à son école et garantiront les principes d’organisation du système éducatif. C’est à l’intérieur de ce cadre national que nous souhaitons voir se développer les initiatives des communes, des départements et des régions pour faire progresser l’école et l’adapter toujours mieux aux réalités locales.

Richard Descoings – Voilà plus d’un siècle que les communes ont la responsabilité des bâtiments et des personnels administratifs des écoles primaires. La décentralisation aux départements et aux régions, au début des années 80, de la construction, de l’équipement et de l’entretien des collèges et lycées s’est traduite par une amélioration sans précédent. Ce qui doit être maintenu, et peut-être rétabli, à l’échelon national, c’est bien la définition des finalités du système éducatif. Le grand débat sur l’école qui vient d’être lancé en est la preuve et le moyen. Que les collectivités locales et les entreprises participent plus à l’effort collectif pour donner à notre système éducatif les moyens de remplir ses missions me paraît hautement souhaitable.


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