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Victor Dillard Une foi résistante

Plaque rendant hommage à Victor Dillard, rue de l'Église à Vichy. © Sebleouf, Wikimedia
Plaque rendant hommage à Victor Dillard, rue de l'Église à Vichy. © Sebleouf, Wikimedia

Le père jésuite Dillard a choisi d’accompagner clandestinement les jeunes envoyés au STO. Dénoncé, arrêté et déporté, il meurt en 1945 à Dachau. Il sera béatifié avec cinquante autres martyrs, plaçant la mémoire comme une leçon politique et morale.


La Revue Projet est éditée par le Ceras, Centre de recherche et d’action sociales, fondé en 1903 par les Pères jésuites français. Jusqu’aux années 1960, le Ceras s’appelait Action populaire et sa revue, les Cahiers de l’Action populaire.

Parmi les membres de l’Action populaire arrive, en 1937, un jésuite de 40 ans, le Père Victor Dillard, brillant écrivain et débatteur1. Spécialiste des questions de pédagogie – il a enseigné plusieurs années à l’école Sainte Geneviève (Prépa Ginette) – il se forme alors en économie politique, en lien avec la Jeunesse étudiante, agricole ou ouvrière chrétienne (JEC, JAC, JOC). Il rédige une thèse sur les questions monétaires.

En 1938, il obtient une bourse de voyage et d’études d’un an aux États-Unis, où sa curiosité légendaire lui fait sillonner le pays, passe Noël dans une petite paroisse noire. Il est reçu par le président Roosevelt pour travailler avec des personnalités de l’économie politique. Comme aujourd’hui encore pour la Revue Projet, la mise en dialogue des chercheurs et des militants de terrain est son ADN.

En mars 1943, quand commencent les envois de jeunes au STO, Victor Dillard propose à son supérieur de les accompagner.

En septembre 1940, il est envoyé à Vichy, avec deux autres jésuites de l’Action populaire. Le maréchal Pétain l’a en estime, mais le père Dillard comprendra pourtant au bout de quinze jours qu’il ne pourra rien faire avec lui. Il fait de nombreuses conférences, notamment contre le communisme et le nazisme. Il prend le parti des Juifs ou des Alsaciens-Mosellans. Il passera beaucoup de temps avec Léon Blum, qui le tiendra toute sa vie en haute considération.

En mars 1943, quand commencent les envois de jeunes au s

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