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Liberté académique L’assaut des marchands de doute

« Don't Be Another Brick In The Wall » est une référence au titre éponyme du groupe britannique de rock Pink Floyd, sorti en 1979. © aiva/CC/Wikimedia
« Don't Be Another Brick In The Wall » est une référence au titre éponyme du groupe britannique de rock Pink Floyd, sorti en 1979. © aiva/CC/Wikimedia

La liberté académique est aujourd’hui fragilisée par certains gouvernements, mais aussi par des choix politiques et financiers qui entravent le développement de la connaissance.


La définition donnée par l’Unesco en 1997 rappelle que la liberté académique repose sur trois piliers : enseigner, chercher et s’exprimer. Aussi, la liberté académique n’est pas une option. Elle est la condition de la confiance dans la science, dans la qualité de la recherche et de son utilité sociale.

Triste privilège hier des dictatures et des régimes illibéraux, les attaques contre la liberté académique viennent aujourd’hui du gouvernement de la première nation scientifique mondiale : coupes budgétaires massives, licenciements immédiats de responsables qui refusent un discours idéologique, interdictions de financement et censure de pans entiers de recherche mettent à mal les fondements de l’université, de la recherche et de la science.

Cette censure s’attaque en particulier aux travaux sur les inégalités sociales de santé liées au sexe et au genre, à l’origine ethnique, au statut socio-économique ou encore à l’environnement.

Lorsque la survie d’une recherche dépend de sa conformité idéologique, c’est le droit fondamental à une pensée libre qui vacille.

Ces atteintes compromettent non seulement le développement de la connaissance scientifique, mais également sa pertinence pour répondre aux défis sanitaires globaux. Les conséquences sont immédiates pour les recherches sur des maladies chroniques (cardiovasculaires, troubles mentaux, diabète, cancers…) et infectieuses (VIH, Covid, rougeole…), dont les déterminants sont indissociables de facteurs sociaux, culturels et économiques.

Ces attaques ne concernent pas seulement les chercheurs états-uniens. En Europe de l’Ouest, et notamment en France, où la liberté académique reste protégée et reconnue au niveau constitutionnel1, de nombreux laboratoires collaborent avec les États-Unis.

La re

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