Une revue bimestrielle, exigeante et accessible, au croisement entre le monde de la recherche et les associations de terrain.
Face à un gouvernement d’extrême droite défendant les intérêts de l’agrobusiness, chercheurs, artistes et militants ont tissé des réseaux, notamment face à la destruction du « poumon de la planète ».
«Attention
Tout est dangereux
Tout est divin, merveilleux
Attention au refrain
“Il faut être attentif et fort
Nous n’avons pas le temps de craindre la mort” 1»
À partir de 2016, avec la destitution de Dilma Rousseff, la démocratie brésilienne a subi son premier coup depuis la fin de la dictature militaire, en 1985. La brève période du gouvernement intérimaire de Michel Temer a marqué l’entrée du pays dans une spirale de violence sans précédent2. L’agrobusiness est devenu l’industrie associée au plus grand nombre de meurtres. Une campagne de résistance à Temer s’est déployée au Brésil et ailleurs, avec le mot « Lui non ».
Mais c’est en 2018, quand l’ancien président Lula da Silva a été mis en prison à la suite d’un procès tronqué destiné à l’empêcher de se présenter aux élections, que le processus de résistance a commencé à véritablement prendre corps. Un campement de militants du Mouvement des sans-terres (MST) s’est formé face à la prison. Pendant ses 580 jours de privation de liberté, Lula a été soutenu et salué par des « Bonjour, président Lula ! », « Bonne nuit, président Lula ! 3».
L’arrivée de Jair Bolsonaro à la présidence de la République fédérale du Brésil, le 1er janvier 2019, a été rendue possible grâce, entre autres, au lobby parlementaire de l’agrobusiness. Pendant les quatre années de son mandat, ce lobby4 a voulu développer la pr
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