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Liberté de circulation « Migrer pour vivre »

Chaque 6 février, l'association offre un espace de commémoration pour ne pas oublier celles et ceux qui ont perdu la vie. © Boza Fii
Chaque 6 février, l'association offre un espace de commémoration pour ne pas oublier celles et ceux qui ont perdu la vie. © Boza Fii

Revenu du Maroc après quatre ans d’exil, Saliou Diouf a fondé, au Sénégal, Boza fii pour lutter contre les violences migratoires et honorer la mémoire des personnes disparues aux frontières.


Né le 22 novembre 1977 à Sébikhotane au Sénégal, je suis diplômé comme technicien supérieur en électromécanique et en mécanique navale. J’ai travaillé plus de dix ans au Sénégal avant de quitter le pays en 2014.

Après plusieurs tentatives pour rejoindre l’autre rive de la Méditerranée au Maroc, sans jamais y parvenir, j’ai finalement rencontré le groupe Alarm Phone, auquel j’ai adhéré en 2015. Alarm Phone est une action menée depuis 2014 par des bénévoles de Tunisie, du Maroc et d’Europe, s’engageant dans le sauvetage en mer des réfugiés, notamment par le biais d’un numéro d’alerte d’une permanence assurée par des volontaires.

Durant toute la période où j’étais au Maroc, avec d’autres personnes migrantes, nous avons subi différentes formes de répressions et de violences de la part des autorités et de la population marocaine.

Nous ne pouvons plus être à la merci de tout le monde.

Après quatre ans comme migrant, je suis revenu au Sénégal en 2019 pour fonder l’association Boza fii (Benn kàddu – Benn Yonn). Son objectif est de lutter pour la liberté de circulation de tout un chacun et chacune et de dénoncer les politiques migratoires qui engendrent tant de morts et de violences aux frontières. En 2021, j’ai constitué une équipe régionale Alarm Phone western Med (AP Dakar).

L’expérience anime nos actions avec des initiatives de lutte très politique et radicale à l’encontre des systèmes d’injustice de nos États et de l’Union européenne (UE). Nous ne pouvons plus être à la merci de tout le monde. Soit nous cherchons des alternatives pour résister, soit on continue à subir. Et pour moi, cela vaut la peine de mettre beaucoup d’énergie dans la lutte pour une justice globale.

Nous avons identifié clairement

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