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De la Seconde Guerre mondiale à nos crises présentes, la foi peut être un acte de résistance. À l’image des chrétiens qui ont défié le fascisme, elle ouvre un horizon de justice et de communion, contre la tentation du repli et de l’indifférence.
« Jamais le christianisme ne s’est tu : il doit rappeler son message de paix et d’amour avec autant de force que celui-ci semble davantage méconnu »1, tançait déjà le philosophe français et chrétien Jacques Maritain dans les années 1930.
Un christianisme qui a comme responsabilité de s’opposer à son ennemi mortel : le fascisme. En effet, sous toutes ses formes il « singe [la] force de communion »2 des chrétiens, alors que c’est précisément à cette communion que le chrétien est appelé.
À l’heure où des observateurs estiment que, par bien des aspects, notre époque ressemble à celle des années 1930, que peuvent nous dire les chrétiens qui ont résisté durant la Seconde Guerre mondiale ?
Citons ici Dietrich Bonhoeffer4 et les jeunes résistants de la Rose blanche5. Le premier est un pasteur allemand, résistant et théologien. Arrêté pour avoir comploté contre Hitler, il passera de longs mois en camp de concentration avant d’être exécuté le 9 avril 1945 à Flossenbürg. Les seconds, allemands eux aussi, sont morts pour avoir distribué des tracts appelant à la résistance.
Qu’est-ce qui les a poussés à aller jusqu’au bout de leurs engagements et de leurs convictions ? Ils se sont battus pour quelque chose de plus grand qu’eux. La Rose blanche, par exemple, savait bien qu’à seulement quelques-uns début 1943, ils n’allaient pas renverser Hitler. Toutefois, comme l’écrit l’un d’eux, « il nous faut tout de
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