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Droit international Solidarité criminalisée

Manifestation à Nîmes contre le génocide à Gaza, le 4 octobre 2025. © Jeanne Menjoulet/CC/Wikimedia
Manifestation à Nîmes contre le génocide à Gaza, le 4 octobre 2025. © Jeanne Menjoulet/CC/Wikimedia

La destruction de Gaza a donné lieu à de nombreuses mobilisations au nom du droit international. Or, l’expression de la solidarité internationale est, elle aussi, criminalisée.


À travers l’histoire contemporaine, la lutte pour un ordre international plus juste – qui rompt avec le colonialisme et la domination de l’Occident – a mobilisé les peuples du monde tout au long du XXe siècle. Nés de la défaite de l’Allemagne nazie en 1945, l’Organisation des nations unies (ONU) a constitué une étape de ce combat, même si la majorité des pays en était encore exclue.

Dans les décennies qui ont suivi, on a vu s’émanciper la grande majorité de la population mondiale qui a conquis le droit de décider elle-même de son destin, parfois les armes à la main, parfois par d’autres formes de résistance. Quelques grandes causes ont jalonné ce mouvement, du Vietnam à l’Afrique du Sud suscitant une solidarité internationale très large qui dépassait les clivages entre le Nord et le Sud.

Les règles de droit établies sont non seulement bafouées, mais ouvertement contestées.

L’ONU a fini par englober la quasi-totalité des États de la planète et à faire progresser des principes fondés sur l’égalité et l’universalité des droits humains. Le droit international dans les relations entre États, le droit humanitaire en cas de conflit armé ont été entérinés. Le langage du droit fut largement adopté par tous, en théorie au moins

La chute du « camp socialiste » dans les années 1990, la fin de la Guerre froide entre les États-Unis et l’URSS, le règlement des conflits en Afrique australe ou en Amérique centrale, ont pu faire croire qu’on pouvait franchir une nouvelle étape dans l’établissement de cet ordre international équitable.

Or, c’est à un retour en arrière que l’on assiste depuis une quinzaine d’années, notamment avec le déclenchement de « la guerre contre le terrorisme » en 2001. Les règles de droit établies sont non seulement bafouées, mais ouvertement contestées ; les gra

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