Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !
Logo du site

Action positive « Les politiques d’entreprises ignorent les inégalités structurelles »

Manifestation Black Lives Matter après que Jamar Clark a été abattu par balles par la police de Minneapolis, le 15 novembre 2015. © Fibonacci Blue from Minnesota, USA/CC/Wikimedia
Manifestation Black Lives Matter après que Jamar Clark a été abattu par balles par la police de Minneapolis, le 15 novembre 2015. © Fibonacci Blue from Minnesota, USA/CC/Wikimedia

Les programmes de diversité et d’inclusion mis en œuvre en entreprises, souvent symboliques, reculent sous la pression réactionnaire. Ce constat incite à réfléchir au rôle politique des entreprises et à l’articulation entre intérêt public et intérêts privés.


L’actuelle offensive réactionnaire remet-elle en cause les politiques d’inclusion pratiquées au sein de bon nombre d’entreprises ?

Laure Bereni – On constate que de grandes entreprises battent en retraite sur tous les sujets liés à la responsabilité sociale des entreprises – de la diversité à l’environnement, en passant par la protection des droits humains.

Certaines d’entre elles, qui avaient affirmé des engagements progressistes au cours des cinq dernières années, ont même effectué un virage à 180 degrés, soutenant désormais la politique de l’administration Trump. Le cas des géants états-uniens de la tech est le plus emblématique.

Toutes les entreprises n’ont pas pris ce virage idéologique. Mais la plupart ont réduit leur communication publique sur les programmes de diversité et d’inclusion. Alors que nombre de multinationales soutenaient des causes progressistes, elles revendiquent désormais la neutralité. En interne, il devient plus difficile de faire « remonter » ces enjeux dans la hiérarchie des priorités.

Ce climat politique international a donc des conséquences concrètes, même au sein d’entreprises qui n’expriment pas des positions conservatrices ou réactionnaires. Certaines entreprises de plus petite taille, qui placent l’impact social ou environnemental au cœur de leur modèle d’affaires, ont manifesté une forme de résistance.

« Les entreprises dépeignent souvent les programmes de diversité comme des initiatives volontaristes, mues par une rationalité économique. »

En France, après la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024, une partie des entrepreneurs du Mouvement Impact France, qui revendique être le Medef de l’économie sociale et solidaire, ont affirmé l’importance de s’engager politiquement contre l’extrême droite.

Mais ces prises de position sont le fait de

Cet article est réservé à nos abonné·e·s

vous pouvez l’acheter à l’unité pour 3€
Pour accéder à cet article :

Déjà abonné·e ?

M'identifier

La Revue Projet donne gratuitement accès aux articles de plus de 3 ans.

Vous devez être connecté pour commenter cet article
Aucun commentaire, soyez le premier à réagir !
* Champs requis
Séparé les destinataires par des points virgules