Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !
Logo du site

Militants, entreprises et politiques À la croisée des mondes

Blocage de Bayer/Monsanto, géant pharmaceutique et agrochimique, par le collectif Extinction Rebellion à Berlin, le 21 janvier 2022. © Stefan Müller
Blocage de Bayer/Monsanto, géant pharmaceutique et agrochimique, par le collectif Extinction Rebellion à Berlin, le 21 janvier 2022. © Stefan Müller

Pour conduire durablement le changement, c’est un subtil jeu entre sphères politique, économique et militante qu’il faut mener, conjuguant confrontation et coopération. Un regard sociologique.


Comment saisir la diversité des interactions entre mondes militants et mondes économiques ?

Les interactions entre ces deux mondes ont une trajectoire longue dont on peut retracer les grandes lignes. Pour parler de la période récente, on note dans les années 1990 une première accélération de ces interactions sur des modes contestataires, par la confrontation dans le contexte de la globalisation des échanges. Des militants remettent en cause les pratiques des entreprises en matière de droits des travailleurs et de droits humains.

Il s’agit notamment de grands groupes du textile, comme Nike, qui ont délocalisé leur production en Asie du Sud-Est. Des appels au boycott et des actions de « name and shame » sont lancés contre des marques. Les médias y font écho. Les entreprises y répondront par des codes de bonne conduite et par une autorégulation, cherchant surtout à éviter des régulations publiques.

À cette même époque, une autre démarche existe : l’activisme de l’intérieur. Des salariés, engagés pour l’environnement, les droits LGBT+ ou l’égalité de genres (souvent en lien avec des organisations militantes) poussent ces sujets, ce qui va inciter les entreprises à d’autres types de réponses. Elles vont chercher à mieux intégrer ces questions dans leur organisation. Sur l’environnement, cela donne lieu, par exemple, à la création de chargés de développement durable.

Au début des années 2000, les mouvements des alternatives se développent : elles organisent d’autres façons de produire, de distribuer ou de consommer. C’est, par exemple, les systèmes d’échange, les contrats entre producteurs et consommateurs dans le domaine alimentaire, le mouvement des coopératives.

Les entreprises s’inspirent peu à peu des initiatives militantes, comprenant qu’il y a des opportunités de marchés.

Les entreprises vont peu à peu s�

Cet article est réservé à nos abonné·e·s

vous pouvez l’acheter à l’unité pour 3€
Pour accéder à cet article :

Déjà abonné·e ?

M'identifier

La Revue Projet donne gratuitement accès aux articles de plus de 3 ans.

Vous devez être connecté pour commenter cet article
Aucun commentaire, soyez le premier à réagir !
* Champs requis
Séparé les destinataires par des points virgules