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Vers une économie du renoncement

romeocane1/iStock
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Nous vivons à crédit, et les technologies ne sauraient constituer une solution miracle. Face à l’imminence du choc, c’est dans une économie du renoncement que nos entreprises doivent s’inscrire.


Incendies, canicules, pluies diluviennes, ouragans et cyclones, sécheresses, fonte des calottes glaciaires, hausse du niveau des mers… N’en jetez plus, la coupe est pleine. Il ne passe plus une seule année sans que, dans un endroit du monde, les populations locales soient soumises à un évènement météorologique qualifié d’extrême par les scientifiques. Il semble donc que quelque chose ne tourne pas rond sur notre Terre. Puisque nier l’évidence semble désormais contraire à tout entendement, deux directions se dessinent.

Une première option consiste à adopter la politique de l’autruche, qui peut prendre différentes formes : remettre l’échéance du problème aux calendes grecques, se dire que d’autres se chargeront de la question, s’accrocher à la conviction que de nouvelles technologies seront découvertes, s’en remettre au temps en espérant avoir passé l’arme à gauche avant que cette planète ne devienne invivable à cause des conditions climatiques extrêmes et des conflits qui naîtront de la rareté des ressources. La deuxième option, c’est agir. Seule cette dernière semble refuser tout autant le cynisme que l’optimisme illusoire permettant de se dédouaner de toute responsabilité. Agir, donc. Mais que faire ?

Un rapide état des lieux : peut-on atteindre d’un point de vue technique une société « neutre » sur le plan environnemental, toutes choses égales par ailleurs ? « Neutre » signifierait que notre bilan carbone soit nul, émissions émises et capturées se compensant. Mais pas seulement : une action neutre sur l’environnement implique aussi l’absence de dégradation des écosystèmes et de destruction de la biodiversité.

À partir des années 1850, le développement économique de nos sociétés s’est construit sur l’extraction des ressources naturelles.

« Toutes choses égales par ailleurs » supp

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