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Dossier : Le vrai pouvoir des maires

Le garant de la fraternité

La Cabane à gratter est un lieu d’accueil et d’échanges unique en son genre. Installée place André Meunier, à Bordeaux, chacun peut venir y boire un café, demander un conseil, faire une partie de cartes...  Crédits : Photos fournies par l’autrice
La Cabane à gratter est un lieu d’accueil et d’échanges unique en son genre. Installée place André Meunier, à Bordeaux, chacun peut venir y boire un café, demander un conseil, faire une partie de cartes... Crédits : Photos fournies par l’autrice

Nombre de questions sociales ne relèvent plus de l’échelon municipal. Les départements auraient-ils siphonné le pouvoir du maire ? Non. Car en tant qu’acteur local de référence, ce dernier doit veiller à ce que chaque citoyen accède à ses droits.


Le maire est souvent le dernier recours de ceux qui se sentent oubliés. La crise des « gilets jaunes » et le grand débat ont particulièrement mis en évidence la figure emblématique de cet élu, garant des droits et de la fraternité. Car le maire doit s’assurer que toutes les personnes qui vivent sur le territoire communal accèdent à leurs droits, sociaux notamment. Pourtant, en raison des différents niveaux de décentralisation, de nombreux domaines ne sont pas de sa compétence : le RSA, l’aide sociale à l’enfance, la question du handicap ou du vieillissement… tout cela relève du conseil départemental. Quant aux questions du logement, de l’emploi ou de la formation, elles sont partagées entre de nombreux opérateurs. Pauvre maire ! N’aurait-il que la compétence des trottoirs et des poubelles ? Non. Il a le devoir et la légitimité de vérifier que, sur son territoire, les différents acteurs font leur travail, afin que les plus fragiles accèdent facilement à leurs droits. Il peut, il doit réunir autour d’une même table des responsables et des administrations qui, souvent, ne se parlent pas. Par exemple, 70 % des personnes n’utilisent pas leur droit à l’Aide complémentaire santé. Aussi la mairie de Bordeaux a-t-elle mené, en 2010, avec le Centre communal d’action sociale, l’Assurance maladie et plusieurs mutuelles, un travail long et difficile pour améliorer l’accès à une bonne couverture maladie.

La ville de Bordeaux s’était aussi engagée pour un droit absolu à l’école en veillant à la scolarisation des enfants roms et gitans.

La ville de Bordeaux s’était aussi engagée pour un droit absolu à l’école en veillant à la scolarisation des enfants roms et gitans vivant sur la commune et en offrant, à prix très réduit, des repas équilibrés à la cantine pour les familles les plus pauvres. On constate également l’efficacit

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