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Dossier : Le vrai pouvoir des maires

Opaques métropoles

Crédit : johny007pan / iStock
Crédit : johny007pan / iStock

La création de métropoles avait, à l’origine, pour objectif de réduire les inégalités entre les territoires. Mais, en matière de démocratie, la gouvernance de ces ensembles de plus de 400 000 habitants est pour le moins opaque. Comment les rapprocher des citoyens ? Entretien.


Quelle analyse faites-vous de la gouvernance des métropoles, notamment celle de Bordeaux que vous avez plus particulièrement observée ?

Le niveau métropolitain n’est pas encore vraiment celui où se définissent les grandes orientations en matière d’organisation du territoire, de construction des logements sociaux et de programmation des équipements. Ces décisions pourraient procéder d’un débat public au sein de l’assemblée métropolitaine. Mais il n’en est rien. Elles sont prises dans des tractations occultes entre maires, sur la base d’un marchandage entre intérêts municipaux et non d’une vision d’ensemble. Pour une institution née en 1969, on pourrait s’attendre à ce qu’un véritable pouvoir d’agglomération ait émergé. Mais tout est fait pour que les décisions concernant l’organisation et le développement à l’échelle métropolitaine ne soient pas le produit d’un débat opposant des options idéologiques portées par des partis. Les orientations sont plutôt déterminées par un accord à l’unanimité entre des maires. Ici, on appelle ça pudiquement la « cogestion ».

Il faut bien comprendre que le système intercommunal français repose sur des logiques inter-gouvernementales et non majoritaires, un peu à l’image des institutions européennes.

Pourtant, les maires appartiennent à différents partis politiques…

En effet, la métropole bordelaise par exemple, où j’enseigne, n’est pas monocolore ; d’où ce terme de cogestion. Le centre droit est dominant depuis les élections de 2014, alors que ce fut la gauche pendant la mandature précédente. Mais il faut bien comprendre que le système intercommunal français, à Bordeaux comme ailleurs, repose sur des logiques inter-gouvernementales et non majoritaires, un peu à l’image des institutions européennes. Les décisions sont prises à l’unanimité des maires

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