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Dossier : Savons-nous encore débattre ?

« La fabrique de solutions partagées » Témoignage d’un député

Dominique Potier, député PS, 5ᵉ circonscription de Meurthe-et-Moselle © Gérard Louis
Dominique Potier, député PS, 5ᵉ circonscription de Meurthe-et-Moselle © Gérard Louis

Agriculteur de métier, Dominique Potier est député. Aux sources de son engagement politique, une éthique du débat démocratique, inclusif et participatif. Pour faire vivre le grand débat national dans sa circonscription, en Meurthe-et-Moselle, il a fait preuve d’imagination…


Comment vous êtes-vous impliqué dans le grand débat national à l’échelle de votre circonscription ?

La vocation du grand débat était d’abord de répondre collectivement aux questions posées par le mouvement des « gilets jaunes ». Mais nous voulions mettre en place quelque chose qui échappe au jeu des questions/réponses et offrir un cadre propice aux échanges d’égal à égal, dans le respect de nos diversités. Le débat prend tout son sens lorsqu’il permet à chaque citoyen volontaire de partager avec d’autres son vécu, ses analyses et ses convictions. Face aux urgences sociale et climatique qui fragmentent notre société, le premier défi reste de retrouver goût à la politique.

Aussi avons-nous fait un pas de côté par rapport aux modalités prévues par le gouvernement. Pour trouver quelque chose de moins vertical et de plus participatif, nous avons mis en place un « hackathon fiscal » sur le thème « (Re)faire société et sauver le climat ». Pendant vingt-quatre heures – en prévoyant restauration et hébergement sur place pour maintenir la dynamique des échanges –, les participants devaient comprendre, apprendre, échanger… Et inventer ensemble des réponses concrètes à la question : « Quels choix budgétaires pour réduire les inégalités sociales, fiscales et territoriales, tout en divisant par quatre nos émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050 ? » Pour résumer : plus de justice et moins de carbone.

Un hackathon, c’est-à-dire ?

Le hackathon, c’est une méthode pour faciliter une dynamique collective et encourager la créativité. Par des règles du jeu claires, on assure l’expression de chacun sans tomber dans un bavardage interminable ! J’ai découvert cet outil à l’hôpital Saint-Charles, à Toul, dans le cadre d’un travail de prospective, à l’intuition du directeur et de son équipe. C

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