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Dossier : Savons-nous encore débattre ?

Une nouvelle place pour le débat dans le processus politique

Force ouvrière (CC BY-NC 2.0)
Force ouvrière (CC BY-NC 2.0)

Aujourd’hui, le débat s’avère d’autant plus nécessaire au sein du processus politique que les acteurs sont nombreux : partis, institutions, mais aussi experts, associations, acteurs privés… Sur quelles prémisses fonder ce débat ?


On a longtemps réduit la vie politique à un jeu entre deux forces traditionnelles : les partis, qui représentent les citoyens à travers les élections, et les institutions, qui organisent celles-ci et déterminent le rôle des organes du pouvoir. Selon cette modalité, que le sociologue Dominique Lorrain nomme « gouvernement », les administrations et les institutions politiques sont le lieu de la détermination des enjeux et des décisions, ainsi que le lieu de gestion de celles-ci.

Mais le processus politique s’est très largement complexifié, dans ses effets comme dans ses enjeux. Ceux-ci touchent maintenant de très près la vie des citoyens : mobilité quotidienne, accès aux services ou aux loisirs, requêtes nouvelles concernant l’alimentation, recherche de logement, coûts de l’eau, de l’électricité et du chauffage, éducation des enfants, impératifs de santé et de bien-être, incidents (voire accidents) liés au changement climatique… Les citoyens sont ainsi directement confrontés à des choix individuels mais aussi collectifs. Or ces questions impliquent souvent une composante technique ou scientifique indéniable : les experts sont de plus en plus appelés à éclairer les décisions. Comprendre le poids du foncier sur le prix des loyers peut nécessiter des connaissances spécialisées ; bien se nourrir relève certes du bon sens mais aussi d’éclairages sur les processus de transformation et la composition des produits ; les effets de la pollution sur la santé sont l’objet de controverses scientifiques, etc. Face à des attentes à la fois proches et complexes, les réponses ne relèvent plus simplement des pouvoirs publics mais aussi, de plus en plus, des fournisseurs de biens et de services (produits pharmaceutiques, secteur de l’agroalimentaire, de l’énergie, produits chimiques, services informatiques, etc..). Et ils sont souvent interpellés à juste titre par les c

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