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Dossier : La culture, c’est pas du luxe !

Les droits culturels, leviers du pouvoir d’agir

Forum Paideia « Les droits culturels en actes » novembre 2018  - photo © Cyril Zanettacci
Forum Paideia « Les droits culturels en actes » novembre 2018 - photo © Cyril Zanettacci

Comment revendiquer ses droits aux soins, au logement, à l’alimentation, à l’éducation, au travail ou aux loisirs quand ses références culturelles (langues, savoirs, arts, valeurs, traditions, modes de vie etc.) sont méprisées ? C’est là tout l’enjeu de la reconnaissance des « droits culturels ».


« Droits culturels », « pouvoir d’agir ». Deux expressions qu’il s’agit de mieux articuler pour en comprendre la portée. Le « pouvoir d’agir » concerne les capacités des personnes à revendiquer et à exercer leurs droits fondamentaux. Or chaque individu s’exprime à partir de ses références culturelles. Si celles-ci ne sont pas prises en compte, l’accès aux droits fondamentaux est entravé. D’où l’importance de reconnaître à chacune et à chacun leurs « droits culturels ».

« Ce que vous nommez “droits culturels” correspond pour nous à l’éthique du travail social, au développement social local, au pouvoir d’agir ou encore à l’éducation populaire : il s’agit de prendre en compte les personnes dans leurs capacités à agir sur ce qui les concerne. » Cette interpellation de travailleurs sociaux a mené à une interrogation : les droits culturels n’apporteraient-ils rien de plus que ce que nous connaissons déjà ? En 2016 fut ainsi lancée par Réseau culture 21 la recherche-action « Les droits culturels : leviers du pouvoir d’agir ? » avec le souci de croiser une diversité de thématiques, d’acteurs et de pratiques afin de vérifier cette hypothèse : les droits culturels permettent d’approfondir les « capacités » des personnes.

La question du pouvoir d’agir concerne tout le monde, habitants d’un territoire comme professionnels de l’action publique.

Le travail social déboussolé

La question du pouvoir d’agir concerne tout le monde, habitants d’un territoire comme professionnels de l’action publique, et la capacité d’action des uns dépend fortement de celle des autres. Nombre de travailleurs sociaux rencontrés dans le cadre de cette recherche-action se sentent pris en étau entre les situations complexes des personnes à acco

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