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Dossier : En notre nom. La représentation en question

Représenter la nature Franchir le pas

Parc national de Moraine, Colorado. © Sean Xu/iStock
Parc national de Moraine, Colorado. © Sean Xu/iStock

Comment représenter la nature dans la vie de la Cité ? Les non-humains peuvent-ils et doivent-ils y être représentés ? Retour sur quelques expérimentations mêlant spectacle vivant, avancées législatives et réflexion universitaire.


La délégation de la Forêt s’avance à la tribune, puis celle de l’Atmosphère, puis celle des Océans, puis celle des Espèces menacées, puis celle de l’Amazonie. Elles vont rejoindre les délégations des États, les représentants des organisations non gouvernementales (ONG), ceux des firmes transnationales. Ces acteurs ont trois jours pour négocier et conclure un accord mondial sur le climat. Nous sommes au théâtre des Amandiers, à Nanterre, en mai 2015, où deux cents étudiants venus du monde entier expérimentent ce à quoi aurait pu ressembler une Cop21 dont la version officielle aura lieu quelques mois plus tard. Ce projet est né de la conviction que les difficultés des conférences sur le climat à obtenir des résultats tangibles tenaient à des problèmes de représentation : face à la crise environnementale, les États-nations ne peuvent plus prétendre occuper seuls la scène, comme ils le font dans les sommets internationaux, où leurs délégués débattent au sein des enceintes officielles, pendant qu’à l’extérieur tentent d’intervenir les associations, les ONG, les scientifiques ou les lobbies, en l’absence de tout protocole officiel. La scène du théâtre permet d’imaginer un autre espace politique, dans lequel toutes les parties concernées puissent enfin discuter ensemble d’une situation dans laquelle la liste des problèmes transversaux dépasse très largement celle des États. Une scène ressemblant à celle de l’Organisation des Nations unies, mais où les représentants des collectivités humaines discuteraient à égalité avec ceux des autres êtres habitant la planète.

Depuis le mois de mars 2017, la communauté maorie peut agir comme représentante légale du fleuve Whanganui qui coule en Nouvelle-Zélande.

Un tel

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