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Dossier : En notre nom. La représentation en question

Église catholique : où sont les femmes ?

Assemblée du synode des évêques sur les défis pastoraux de la famille,
réunie au Vatican, octobre 2014. Centro Televisivo Vaticano (CC BY 3.0)
Assemblée du synode des évêques sur les défis pastoraux de la famille, réunie au Vatican, octobre 2014. Centro Televisivo Vaticano (CC BY 3.0)

Les femmes, omniprésentes dans l’Église catholique, restent invisibles dans les lieux de décision. Malgré les difficultés et les résistances, une évolution semble pourtant se dessiner.


Parler de la représentation des femmes dans l’Église catholique, dans un dossier qui aborde surtout le fonctionnement de la démocratie, ne va pas de soi1. L’Église n’est pas une démocratie, elle cherche à vivre la communion. Communion à l’intérieur d’une communauté, communion des prêtres avec leur évêque, communion des évêques entre eux et avec l’évêque de Rome, le pape. Est-ce que cela suffit pour congédier la question de la représentation ? Celle-ci oriente vers les modalités de l’exercice du pouvoir. Une question à laquelle l’Église ne peut se dérober, au moment où le pape François rappelle que les abus sexuels sont des abus de pouvoir et de conscience. Un vaste chantier s’ouvre donc pour l’Église et le rôle des femmes n’en est qu’un aspect.

À partir de la seconde moitié du XXe siècle, les écrits du Magistère vont se multiplier pour célébrer «le génie féminin». Mais cela reste des voix d’hommes qui parlent des femmes ou de la femme idéalisée.

Leur exclusion des instances décisionnelles et plus largement de toute autorité ecclésiale s’explique par une double évolution historique. Les exégètes et historiens montrent aujourd’hui que la nouveauté du Christ, qui ne traitait pas différemment les femmes et les hommes, n’a pas résisté aux traditions patriarcales qui prévalaient dans la plupart des sociétés. L’Église a bien continué à affirmer l’égalité entre homme et femme devant Dieu. Mais cette égalité se situait dans son âme spirituelle et ne semblait pas devoir se traduire dans la vie sociale. Il en va ainsi chez les Pères de l’Église aux premiers siècles, mais il n’en va pas différemment dans la pensée sociale de l’Église qui défend avant tout le rôle de la mè

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