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Dossier : Migrants : dépasser les catégories

Les catégories, un mal nécessaire ?

 © Ali Jamshidifar
© Ali Jamshidifar

À quels besoins répondent les catégories juridiques qui servent à classer les migrants ? Compter, protéger, octroyer ou refuser des droits… Si elles sont en effet nécessaires pour pouvoir offrir à tous les mêmes droits et la protection dont chacun a besoin, elles sont aussi largement insuffisantes.


Comment caractériser et définir les nouvelles mobilités ? Alors que les formes de migrations se sont beaucoup diversifiées, la politisation du phénomène migratoire a donné lieu à des définitions sommaires, comme celle opposant, depuis la crise de 2015, les « migrants » aux « réfugiés ». Et les catégories sont sources de comptage, de classement, de reconnaissance ou de refus de droits. Les catégories juridiques sont souvent en retard par rapport à la réalité des profils de migrants. Combien appartiennent à plusieurs catégories, à la fois ou successivement ? Cette évolution concerne aussi les catégories de pays – hier considérés comme pays d’émigration (de départ), d’immigration (d’accueil) ou de transit – mais beaucoup de pays sont l’un et l’autre à la fois.

Les catégories sont devenues de plus en plus nombreuses sous l’effet de la mondialisation des flux et des modes d’installation (légaux ou non), avec des types de plus en plus variés et un nombre de nationalités qui ne cesse de croître. Pourtant, la plupart des pays d’immigration sont confrontés à des mouvements de population de même nature : regroupement familial (la première source de flux en Europe et aux États-Unis), étudiants, travailleurs qualifiés et non qualifiés, exode des cerveaux, travailleurs temporaires, frontaliers, réfugiés, demandeurs d’asile, sans-papiers parfois issus de ces catégories, apatrides. Selon les cas, c’est le droit (légalité ou non du séjour), la qualification (diplômes, formations), la durée du séjour (permanent ou temporaire), le motif de la venue (famille, études), son caractère volontaire ou forcé (réfugiés, travailleurs), ses causes (travail, études, famille), la proximité géographique (frontaliers, travailleurs installés dans la mobilité), l’absence de statut (sans-papiers, apatrides) qui sont interpellés. Au cours de

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