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Dossier : La fabrique de la décision

Villes : l’emprise du privé

© Besjunior / iStock
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Si le maire reste officiellement aux manettes dans l’aménagement de sa ville, dans les faits, le privé monte en puissance. Une pente dangereuse selon Jean-Luc Poidevin, issu du privé.


Comment public et privé s’associent-ils dans l’élaboration d’un projet urbain ?

C’est d’abord le maire qui propose un cahier des charges et lance un appel d’offres auprès des aménageurs urbains. Je me souviens d’un projet d’aménagement dans une métropole de l’ouest de la France où nous avons été confrontés à du très bon comme du très compliqué. Pour répondre à l’appel d’offres et construire notre projet, nous avions organisé des ateliers pour auditionner urbanistes, architectes et autres bureaux d’études. À chaque fois, les pouvoirs publics étaient présents et participaient aux débats, ce qui est crucial à mon sens. À la remise du projet, il y avait une véritable harmonie et nous sommes sortis lauréats à l’unanimité.

Puis est venue la phase de réalisation. Que ce soit côté public ou privé, des personnes ont changé, ce qui est normal vu la temporalité des projets urbains. Dans notre groupement d’acteurs privés composé d’aménageurs, de promoteurs, de techniciens, de gestionnaires, de communicants, de juristes, les nouvelles personnes n’avaient plus du tout la même culture de projet.

Certaines ne cherchaient plus à se saisir du fond de notre démarche mais pilotaient tout depuis leurs tableaux Excel, avec un prisme financier. D’autres avaient lâché du lest en matière environnementale. Cela a créé des désaccords, des incompréhensions, des positions moins constructives, de la perte de confiance, de l’énervement, tant au sein de notre groupement qu’avec les pouvoirs publics.

Tous les acteurs, qu’ils soient issus du privé ou du public, doivent être dans une adaptation permanente.

De leur côté, les élus et leurs services tenaient à ce que nous suivions à la virgule près le projet que nous leur avions rendu. Or les choses peuvent évoluer lorsque l’on passe à l’opérationnel… Par exemple, le temps lon

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