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Question en débat : Comment mesurer le bien vivre ?

Rêver à un autre futur

Florence Jany-Catrice et Patrick Viveret
Chercheur

Entretiens croisés - Les alternatives au PIB ne sauraient se résoudre à de nouveaux indicateurs. Mais leur élaboration sert de catalyseur pour ouvrir d’autres perspectives. Entretiens croisés Les alternatives au PIB ne sauraient se résoudre à de nouveaux indicateurs Mais leur élaboration sert de catalyseur pour ouvrir d'autres perspective...

Refonder le débat budgétaire à l’aide d’indicateurs alternatifs

Éloi Laurent
Chercheur

On ne manque pas d’indicateurs pour mesurer le bien-être et la soutenabilité. Il faut maintenant qu’évaluer permette d’évoluer. Et quoi de plus stratégique que de refonder le débat budgétaire à l’aide de ces nouveaux indicateurs ? On ne manque pas d'indicateurs pour mesurer le bien être et la soutenabilité Il faut maintenant qu'é...

Grenoble : faire du bien-être soutenable une boussole

Hélène Clot
Acteur de terrain

Construire un indice de bien-être soutenable et territorialisé qui oriente les politiques publiques. Tel est le pari d’Ibest, indice bâti de manière collaborative sur le territoire grenoblois. Récit d’une aventure au pays des indicateurs alternatifs. Construire un indice de bien être soutenable et territorialisé qui oriente les politique...

Le « buen vivir », une autre vision du monde

Pablo Solón
Vu d'ailleurs

Pour les peuples indigènes des Andes, nulle frontière entre humains et nature, entre matériel et spirituel. Nulle place, non plus, pour une vision linéaire du progrès. Dans le « buen vivir », les tensions existent et sont assumées, mais c’est l’équilibre qui est recherché, l’harmonie du « tout ». Ce qui n’empêche pas l’instru...

Le fric, le doux et le dur. Les finances publiques vues d’en bas

Vivian Labrie
Droit de cité

Non, un dollar, ce n’est pas un dollar. Entre 1998 et 2000, un petit groupe citoyen a soutenu un dialogue avec le ministère des Finances du Québec pour peser sur les finances publiques depuis le bas de l’échelle sociale. Car un dollar de plus pour une personne en situation de pauvreté n’équivaut pas à un dollar de plus pour une personne...

Nord-Pas-de-Calais : une démarche ambitieuse mais fragile

Myriam Cau
Chercheur

Longtemps symbole d’un développement économique polluant, la région Nord-Pas-de-Calais a adopté des indicateurs de développement humain durable pour mieux orienter ses politiques. C’était avant la fusion dans les Hauts-de-France… Longtemps symbole d'un développement économique polluant la région Nord Pas de Calais a adopté des indic...

Mesurer ensemble la qualité de la vie : le cas de Jacksonville

Anne Le Roy et Fiona Ottaviani
Vu d'ailleurs

Comment met-on en place des indicateurs alternatifs ? Et pour quoi faire ? L’expérience de Jacksonville, en Floride, a été lancée voici plus de trente ans. Quels ont été ses succès ? À quelles difficultés s’est heurté le projet ? Comment met on en place des indicateurs alternatifs Et pour quoi faire L'expérience de Jacksonville en Fl...

Que nous apprend le « bonheur national brut » du Bhoutan ?

Celina Whitaker
Vu d'ailleurs

Si le bonheur national brut, propre au Bhoutan, n’est pas un indicateur parfait, il interroge tout de même notre manière de définir la richesse d’un pays. Qu’est-ce que l’on compte et comment ? Si le bonheur national brut propre au Bhoutan n'est pas un indicateur parfait il interroge tout de même notre manière de définir la richesse d...

Candide 21. L’épopée girondine d’Agenda21

Julie Chabaud et Sébastien Keiff
Acteur de terrain

En Gironde, un Agenda 21 est mis en place depuis 2004, évoluant au fil des échanges avec les acteurs du territoire. Mais quel est son véritable impact sur le bien-être de tous ? Laissez-vous conter cette épopée fabuleuse... En Gironde un Agenda 21 est mis en place depuis 2004 évoluant au fil des échanges avec les acteurs du territoire Mais ...

Pour le meilleur ou pour le « Pib »

Jean Merckaert
L'équipe de rédaction

Quels indicateurs pour inventer demain Dix ans après la crise financière qui a démontré combien notre monde était déboussolé Grenoble accueille sur cette question un Forum international pour le bien vivre du 6 au 8 juin 2018 L'initiative en revient à la ville à la métropole et à l'université de la capitale iséroise mais aussi à des a...

« Faire de l’AFD une agence ‘100 % lien social’ »

Gaël Giraud
Chercheur

Le débat sur les indicateurs de richesse à la fin des années 2000 a t il fait évoluer le paradigme du développement chez les bailleurs de fonds Considère t on par exemple qu'un pays pétrolier s'appauvrit quand il commercialise une ressource qui s'épuise une ressource dont l'exploitation pollue l'environnement immédiat et dont la combustio...

La croissance, une addiction ?

Isabelle Cassiers
Chercheur

Des mises en garde de plus en plus alarmistes semblent impuissantes à remettre en cause l’« objectif croissance » fixé après-guerre. Car notre addiction, individuelle et collective, est tenace. Mais une addiction, nous dit l’économiste Isabelle Cassiers, cela se soigne. Pour certains, la détox a déjà commencé. Des mises en garde de pl...

Chassez le PIB, il revient au galop

Xavier Ricard Lanata
Question de sens

Malgré les critiques récurrentes formulées à l’égard du PIB, il semble bien difficile de s’en affranchir. Qu’est-ce que le PIB a que les autres indicateurs n’ont pas ? Des alternatives crédibles sont-elles possibles ? Malgré les critiques récurrentes formulées à l'égard du PIB il semble bien difficile de s'en affranchir Qu'est ce...

Le PIB nous mène dans l’impasse

Jean Gadrey
Chercheur

Parce qu’il ne comptabilise pas tout, qu’il est incapable de mesurer le progrès social, qu’il est aveugle aux limites de la planète, le PIB nous mène dans l’impasse. Chez les économistes, la prise de conscience est lente. Mais elle a lieu. Parce qu'il ne comptabilise pas tout qu'il est incapable de mesurer le progrès social qu'il est a...

Question en débat : Comment mesurer le bien vivre ?
Un millier de familles produisent plus de 320 tonnes d'origan, exportées vers le Brésil, l'Uruguay et l'Argentine.Tomina, Bolivie (2003) © Socodevi/Fllickr
Un millier de familles produisent plus de 320 tonnes d'origan, exportées vers le Brésil, l'Uruguay et l'Argentine.Tomina, Bolivie (2003) © Socodevi/Fllickr

Le « buen vivir », une autre vision du monde


Pour les peuples indigènes des Andes, nulle frontière entre humains et nature, entre matériel et spirituel. Nulle place, non plus, pour une vision linéaire du progrès. Dans le « buen vivir », les tensions existent et sont assumées, mais c’est l’équilibre qui est recherché, l’harmonie du « tout ». Ce qui n’empêche pas l’instrumentalisation du concept à des fins politiques.

Le buen vivir1 ne conçoit pas de bonheur sans tristesse. Selon la vision des peuples indigènes andins d’Amérique du Sud, il y a une ambivalence dans tous les éléments de la Terre et du cosmos. Chaque chose porte en elle ses propres contradictions. L’individu et la communauté sont deux pôles d’une même unité. Sans communauté, il n’y a pas d’individus et sans êtres singuliers, la communauté n’existe pas. Entre eux, pas d’idylle parfaite, mais une suite de conflits et d’accords, qui, à leur tour, engendrent de nouvelles contradictions.

La communauté est essentielle pour le buen vivir, mais elle inclut à la fois l’humain et le non humain, le matériel et le spirituel. Cette dualité est partout présente. La tension individu-communauté s’inscrit dans la tension humanité-nature. Dans ce contexte, le bien à l’état pur n’existe pas. Le bon et le mauvais coexistent, en tension permanente. Bien vivre, c’est apprendre à vivre avec ces dualités multiples. Non pas prétendre annuler ces contradictions, mais vivre avec elles, éviter que les inégalités et les conflits s’aggravent et se polarisent au point de déstabiliser « le tout ».

Le bonheur, l’équilibre et le « tout »

Plus que de chercher le bonheur, le buen vivir vise l’équilibre. Un équilibre dynamique, jamais acquis et générant sans cesse de nouvelles tensions et de nouveaux processus de rééquilibrage.

Il est plus important d’être une personne que d’être heureux, parce qu’être heureux est conjoncturel, alors qu’être une personne, c’est ma raison d’être.

Le buen vivir est un appel à redéfinir ce que nous entendons par « bien-être » et par « bonheur ». Être riche ou pauvre, triste ou

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