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Faut-il parler de « réfugiés environnementaux »?

Roger Zetter
Chercheur

Le changement climatique et la dégradation de l’environnement ne sont pas sans incidence sur le déracinement des populations. Mais la notion de « réfugiés environnementaux » est-elle la plus adéquate et la plus efficace pour sauvegarder les moyens de subsistance et protéger les droits de ceux qui courent des risques ? Le changement climat...

À quand l'alignement climat des politiques publiques ?

Bernard Perret
Question de sens

Si la Cop21 a marqué une étape, la route est encore longue sur le chemin des réponses aux défis écologiques. Bernard Perret revient ici sur la difficile mise en œuvre des Accords de Paris par la France… Si la Cop21 a marqué une étape la route est encore longue sur le chemin des réponses aux défis écologiques Bernard Perret revient ici ...

Climat : nous sommes les lignes rouges

Jean Merckaert
L'équipe de rédaction

Dress code rouge Au signal de la corne de brume descendez avenue de la Grande Armée Longtemps le lieu de rassemblement fut tenu secret Chacun avait été briefé sur l'attitude à adopter face aux forces de l'ordre Qu'avait donc de si subversive l'action lignes rouges du 12 décembre 2015 pour mériter pareils préparatifs Certes rien ne devait a...

Quand le Royaume-Uni songeait à rationner les émissions

Jean Merckaert
L'équipe de rédaction

Les années 2000 ont failli voir naître outre-Manche une politique publique inédite : la carte carbone. Nous en rappellerons ici le principe, le parcours politique et la portée. Cet article a été réalisé à partir d’une intervention faite par Mathilde Szuba pour l’équipe de la Revue Projet. Les années 2000 ont failli voir naître outre...

Biosphère : poser un interdit

Frédéric-Paul Piguet
Chercheur

La justice distributive suffira-t-elle à protéger notre maison commune ? Pour Frédéric-Paul Piguet, rien n’est moins sûr. Et nous aurions tout à gagner, en matière de climat, à poser un nouveau principe, celui de l’interdiction de nuire à autrui. La justice distributive suffira t elle à protéger notre maison commune Pour Frédéric P...

Sobriété : ce que les pauvres ont à nous dire

Bruno Villalba
Chercheur

Étudier la sobriété à partir des contraintes que connaissent des personnes en situation de précarité, c'est le pari d'une équipe de chercheurs dans le Nord-Pas-de-Calais. Les conclusions sont surprenantes : le sujet n'est pas tabou et permet même, à certaines conditions, de poser des questions politiques et éthiques fondamentales. Une sou...

Crise climatique : libérons nos imaginaires !

Marie Drique
L'équipe de rédaction

C’est dans nos représentations que se joue une partie de la réponse au défi climatique. Saurons-nous sortir de l’idée d’un homme au-dessus de la nature, avec pour horizon la prouesse technique ? Pour apprendre à vivre dans un monde fini, l’heure est à l’élargissement de nos imaginaires. C'est dans nos représentations que se joue u...

Transition énergétique : le syndrome de l’éléphant blanc

Jacques Theys
Chercheur

Associations et syndicats peuvent contribuer à une transition énergétique efficace et juste. En étant des passeurs entre des mondes qui ne se côtoient pas, en reliant enjeux de court terme et de long terme et en remettant au centre la dimension sociale. Associations et syndicats peuvent contribuer à une transition énergétique efficace et ju...

Climat : maîtriser les esprits animaux de la finance

Jean-Charles Hourcade
Chercheur

La Cop21 a mis en lumière la nécessité d’un développement limité en carbone. Mais comment créer les conditions économiques qui le permettront ? Mettre la finance au service de la transition passe notamment, pour l’auteur, par l’attribution d’une valeur au carbone non émis. La Cop21 a mis en lumière la nécessité d'un développemen...

« Le risque est de considérer la question réglée après la Cop »

Michel Colombier, Maxime Combes et Alix Mazounie
Acteur de terrain

Succès historique ou profonde déception ? L’accord conclu à l’issue de la Cop21 est avant tout le fruit d’une dynamique nouvelle ; il ouvre des perspectives mais restera vain si les engagements pris ne sont pas bientôt revus à la hausse. Sans attendre les gouvernements, la société civile a un rôle décisif à jouer. Succès historique...

« Laudato si’ » : accueillir nos limites

Jean Merckaert
Question de sens

Tout à sa quête de pouvoir, d’argent, de maîtrise, l’homme ne veut pas voir les destructions subies par ses semblables et par la nature. Comme si son règne était sans limites. Il se prend pour Dieu. L’encyclique du pape François appelle au contraire à accueillir ces limites, non comme un carcan mortifère, mais comme une invitation à ...

Le pape François ouvre la voie de la social-écologie

Éloi Laurent
Chercheur

Loin des reproches formulés par certains économistes, Éloi Laurent salue la façon dont le pape François articule, dans Laudato si’, écologie et inégalités sociales. Moins « naturelles » que sociales, les catastrophes écologiques invitent à entendre les alertes envoyées par les plus pauvres, et appellent des réponses sociales et poli...

Quelle demande pour les politiques climatiques ?

Antonin Pottier
Chercheur

Le défi climatique appellerait des réponses collectives, mais il se pose dans une société d’individus marqués par le désir d’agir et de choisir pour eux-mêmes. Comment dépasser cette tension ? Peut-être en s’ouvrant à d’autres échelles d’action et de résultats, selon Antonin Pottier. Le défi climatique appellerait des répons...

Climat et alimentation : mettre les pieds dans le plat

Jean Vettraino
Acteur de terrain

L'alimentation serait l'une des causes majeures des émissions de gaz à effet de serre. Aucune thématique n'incarne mieux la place des enjeux climatiques dans notre quotidien. Mais les individus peuvent-ils veiller seuls à l'empreinte écologique de leur assiette ? L'alimentation serait l'une des causes majeures des émissions de gaz à effet de...

La taxe carbone en Suède

Susanne Akerfeldt et Henrik Hammar
Responsable politique

Entretien - En instaurant une taxe carbone dès 1991, la Suède a montré la voie avec une mesure efficace, tant sur le plan économique que climatique. Sera-t-elle suivie ? Encore faut-il en avoir l’ambition et la volonté politique. Entretien En instaurant une taxe carbone dès 1991 la Suède a montré la voie avec une mesure efficace tant sur ...

Climat : de la science à la politique

Martin Kopp
Chercheur

En décembre 2015, la France accueille la Conférence sur le climat de l’Onu. Quel en est l’enjeu ? Que sait-on aujourd’hui des changements climatiques ? Où en est le processus de négociation onusien ? Petit tour d’horizon [publié en septembre 2014]. En décembre 2015 la France accueille la Conférence sur le climat de l'Onu Quel en est ...

Climat : l’Europe doit montrer la voie

Pierre Calame et Patrick Lusson
Chercheurs

La société civile peut inciter l’Union européenne à assumer un leadership mondial dans la négociation climatique, à condition de porter des propositions claires, révolutionnaires par leur simplicité et par leur adéquation au défi mondial du changement climatique. La société civile peut inciter l'Union européenne à assumer un leaders...

Écoquartier Vauban, Freibourg (Allemagne). ©Claire7373/Wikimedia commons
Écoquartier Vauban, Freibourg (Allemagne). ©Claire7373/Wikimedia commons

Crise climatique : libérons nos imaginaires !


C’est dans nos représentations que se joue une partie de la réponse au défi climatique. Saurons-nous sortir de l’idée d’un homme au-dessus de la nature, avec pour horizon la prouesse technique ? Pour apprendre à vivre dans un monde fini, l’heure est à l’élargissement de nos imaginaires.

C’est généralement le sourire au coin des lèvres que l’on découvre dans Les mots et les choses1 la classification d’une encyclopédie chinoise qui désigne les animaux comme a) appartenant à l’empereur, b) embaumés, c) apprivoisés, d) cochons de lait, e) sirènes, f) fabuleux, etc. Cet ordre des choses peut nous sembler fantaisiste. Il exprime pourtant une vision du monde cohérente, propre à un regard, à un langage. Davi Kopenawa, du peuple des Yanomami (Brésil), et Felix Santi, président des Quechuas de Sarayaku (Équateur), se sont rendus à la Cop21 en décembre 2015 pour défendre « les poumons de la terre qui sont malades » à cause du « motakori » – ce que nous appelons réchauffement climatique – et proposer de « vraiment réfléchir aux raisons pour lesquelles il est intéressant de protéger cette nature. Pas seulement les arbres en les regardant de loin, mais en se rendant compte qu’on fait partie de la nature ». Ils ont quitté Paris avec un accord mondial sous le bras, un accord prévoyant de « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C » et visant un « pic des émissions mondiales de gaz à effet de serre dès que possible ». De retour dans leurs communautés, ces termes ont-ils pu trouver un sens ? Il ne s’agit pas ici d’exposer des curiosités folkloriques : ces structures de langage attirent l’attention sur le poids des représentations et des imaginaires dans les manières d’envisager les défis écologiques, leur pluralité et les enjeux de leur confrontation.

Le défi climatique se joue aussi dans un déplacement du regard.

L’imaginaire, considéré dans sa dimension collective, recouvre un ensemble de valeurs et de conceptions du bien, du cosmos, de la nature… qui donne sens à une organisation sociale ; s’y intéresser aide à « comprendre ce qui institue et tient ensemble l’être commun des hommes », selon les mots de C. Castoriadis. Les textes de ce numéro rendent compte d’un certain nombre de tensions qui surgissent de la confrontation entre des représentations ancrées dans notre imaginaire occidental et les phénomènes de perte de la biodiversité, de raréfaction des ressources, et le dépassement des capacités d’absorption de la biosphère. Ces tensions se révèlent à propos des relations que l’homme entretient avec la nature et expriment les décalages entre ses aspirations à l’autonomie et à la liberté, et les conditions de leur réalisation. Elles bousculent nos manières d’appréhender et de faire le politique mais elles ont certainement de quoi éclairer les raisons des dissonances entre nos comportements et l’état de nos connaissances, et de répondre au récurrent : « Mais pourquoi fait-on si peu ? » Car le défi se joue aussi dans un déplacement du regard.

L’homme en dehors de la nature

La genèse du sujet climatique permet de saisir une représentation de l’homme, séparé de la nature et des autres êtres vivants, qui semble prévaloir dans l’imaginaire occidental. Le climat s’est en effet construit comme un objet scientifique, cadré par l’expertise, faisant du réchauffement un problème de pollution globale, c’est-à-dire une « externalité » à internaliser. Les mots pour en parler – seuil de réchauffement, budget carbones… – véhiculent la perception d’un problème qui peut être régulé de façon centralisée, segmentée2. Les négociations et les régulations sur le climat, l’énergie et la biodiversité s’opèrent ainsi dans différentes sphères, malgré la relation systémique de ces questions. Cette conception fragmentée a ignoré toute approche par les groupes sociaux et par leurs relations à l’environnement, ce que réclament aujourd’hui les mouvements de justice climatique en abordant les enjeux du climat sous le prisme de la « race », des classes et du genre. Le constat ne fait plus de doute, les plus vulnérables sont déjà davantage les victimes de ces bouleversements. Mais considérer ces populations comme des « sentinelles écologiques » (cf. É. Laurent dans ce numéro) qui nous alertent sur les ruptures en cours et leurs conséquences sociales ne devrait pas masquer une « bataille des savoirs »3. Jusqu’où sommes-nous prêts à nous laisser interpeller ? Dans quelle mesure ces savoirs, ces visions déplacent la problématique ?

L’homme qui se perçoit au-dessus et en dehors de la nature est ici mis en question. La séparation nature/culture est interrogée par nombre de chercheurs – Carolyn Merchant, Philippe Descola, Bruno Latour… –, qui y décèlent le moteur du projet de domination de l’homme sur la nature et notre incapacité à faire face aux bouleversements en cours. Moment d’un triomphe de la rationalité formelle, le XVIIe siècle s’accompagne d’une mathématisation du monde, faisant de la nature non plus un tout vivant, mais un ensemble de morceaux inertes, sectionnés et fragmentés pour être quantifiés et manipulés4. Une maîtrise qui se verra amplifiée par l’utilisation de techniques toujours plus puissantes et qui imprègne aujourd’hui un certain nombre des scénarios envisagés pour « gérer » la crise écologique. On fera ici référence à deux d’entre eux5. Le projet transhumaniste prône aussi bien un homme « augmenté » qu’un climat modifié par les technologies. Leurs programmes de géo-ingénierie s’incarnent dans nombre de techniques plus ou moins fantasques, comme l’ensemencement ou le chaulage6 des océans afin de séquestrer davantage de CO2. Le deuxième récit, la modernisation écologique, fait preuve d’une confiance dans la technique plus arrimée dans le présent. Elle cherche à réconcilier développement industriel, croissance économique et protection de l’environnement par une hybridation entre des changements technologiques – par exemple les instruments de marché – et des transformations institutionnelles profondes.

En filigrane, ces textes expriment aussi les points de tensions liés à la prise en compte de notre interdépendance dans et avec un milieu dont nous avons sous-estimé la vulnérabilité. Alors que notre projet et nos luttes politiques ont longtemps cherché à déraciner l’homme, « à desserrer les interdits, et à déplacer des contraintes jugées indépassables7 », il est désormais bien difficile d’appréhender le fait que nous évoluons dans un univers où tous les choix ne sont pas possibles et où des dynamiques nous échappent. Les propositions qui sont faites – monnaie énergétique, carte carbone, limitation de la consommation – butent contre l’idée d’un progrès linéaire, d’un projet d’émancipation qui passe par l’accroissement des biens, d’une conception de la liberté individuelle qui considère celle de l’autre comme seule condition de sa limite et la nature comme élément de décor (cf. A. Pottier). De nouvelles temporalités s’imposent au politique et, faute de changement « pris à temps » sur le long terme (cf. J. Theys), nous laissons s’exacerber des dégradations écologiques qui constituent aussi des menaces pour nos libertés fondamentales.

De l’imagination au quotidien

Une partie du défi semble bien se jouer au niveau des imaginaires : comment les libérer et leur donner un prolongement politique ? Hans Jonas préconisait une « heuristique de la peur », soit d’imaginer la catastrophe afin de prendre les décisions qui permettront d’éviter qu’elle n’advienne. Mais en est-on vraiment capable ? Le philosophe Günther Anders utilisait le terme de « supraliminarité » pour décrire notre incapacité sensorielle à saisir les conséquences de l’usage de la bombe atomique. De la même manière, nos capacités pratiques actuelles – l’activité humaine est désormais considérée comme une force géologique ! – dépasseraient nos capacités mentales8 : est-il réellement possible de comprendre ce que signifie la hausse du niveau de la mer en 2100 ? De quoi conclure, pour certains, au nécessaire étirement de notre imagination, pour d’autres, que seule l’expérience fera événement et nous transformera9

La piste d’un imaginaire de la finitude semble néanmoins s’ouvrir avec un troisième récit : celui d’un changement civilisationnel à travers un ensemble d’initiatives organisées en réseaux locaux, davantage portées par la société civile. Qu’elles appellent au désinvestissement des énergies fossiles, à la création de circuits courts ou à la refonte de notre système énergétique, elles s’articulent autour de la nécessité d’un changement des modes de vie, de l’invention d’autres façons de travailler et d’être, qui remettent en cause un système tiré par la consommation. Le propre de l’imaginaire social est chez Castoriadis de faire tenir ensemble un collectif en mobilisant croyances et attentes. Il donne un horizon aussi bien qu’un périmètre à nos actions et nos pensées – comme a pu le faire l’idée de nation. Aujourd’hui, comment cette pluralité de propositions, hétérogènes, est-elle mise en cohérence ? Quel est ce « liant » qui la fait advenir en puissance collective, en futur crédible ? À la recherche d’autres modèles de réussite, certaines démarches sont davantage sur le chemin d’une quête existentielle que d’une rationalisation des pratiques10. S’attaquant à nos actions quotidiennes, elles font aussi de nos choix de consommation, de nos modes d’habiter la terre, le lieu d’expression du souci de l’autre et de la place que l’on accorde à chacun11. L’expérimentation de l’association Magdala (cf. B. Villalba) nous interpelle à ce sujet : l’expérience de justice et d’injustice peut-elle être la clé du sens de la transformation exigée par les défis écologiques ? La réponse ne nous sera pas simplement donnée car le sens se construit, par un effort de réflexivité. Dans un contexte à réenchanter, les propositions sont multiples, mais sont-elles conciliables ? « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres » (A. Gramsci).



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Justice sociale et dégradations de l’environnement ont longtemps été perçues comme deux enjeux opposés. Les mouvements sociaux de la « justice environnementale » appellent pourtant à regarder leurs interactions. Justice sociale et dégradations de l'environnement ont longtemps été perçues comme deux enjeux opposés Les mouvements sociaux de la justice environnementale appellent pourtant à regarder leurs interactions En 1982 500 manifestants sont arrêtés dans le comté de Warren a...

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Ce que disent les plus lucides fait froid dans le dos En 1992 le sommet de la terre de Rio voulait prendre soin des générations futures aujourd'hui elles sont nées et nous n'avons rien fait cf D Bourg La catastrophe écologique n'arrivera pas soudainement elle est déjà en cours cf C Larrère La biodiversité est en régression rapide Un réchauffement climatique de 1 C désormais certain aura raison de la calotte glaciaire Pour avoir une chance de ne pas dépasser 2 C d'ici la fin du sièc...

1 Michel Foucault, Les mots et les choses : une archéologie des sciences humaines, Gallimard, 1966, 405 p.

2 Stefan Aykut, Amy Dahan, Gouverner le climat ? Vingt ans de négociations climatiques, Presses de Sciences Po, 2015, 750 p.

3 Joan Martinez Alier, L’écologisme des pauvres. Une étude des conflits environnementaux dans le monde, Les petits matins, 2014 [2002, trad. de l’espagnol par André Verkaeren], 670 p.

4 C. Merchant, The death of nature : women, ecology and the scientific revolution, Paperback, 1980.

5 Nous reprenons les récits types de l’anthropocène esquissés par Dominique Bourg lors du colloque « Comment penser l’anthropocène ? » au Collège de France, Paris, 5 et 6 novembre 2015.

6 Cette technique vise à modifier le cycle chimique du carbone via le déversement de chaux dans les océans. Cela réduirait leur acidité, augmentant ainsi leur capacité de séquestration de CO2.

7 Franck Burbage, « Liberté, égalité, frugalité ? », Vacarme, n° 51, 2010, pp. 24-26.

8 Luc Semal, Bruno Villalba, « Obsolescence de la durée : la politique peut-elle continuer à disqualifier le délai ? », in Franck-Dominique Vivien et al. (dir.), L’évaluation de la durabilité, Quae, 2013, pp. 81-100.

9 Alain Cugno, Gérald Hess, « Le niveau de radicalité nécessaire au changement, c’est celui où la foi est engagée », Revue Projet, n° 347, août 2015, p. 77-79.

10 Émeline de Bouver, « Le choix de la cohérence », Politique, n° 90, mai-juin 2015, pp. 45-48.

11 Corine Pelluchon, Les nourritures. Philosophie du corps politique, Seuil, 2015, 392 p.


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