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Question en débat : Bidonvilles : sortir du déni

Voyage dans le ventre de Mumbai

Claudio Marradi
Vu d'ailleurs

À Dharavi, en plein cœur de Mumbai, les habitants s’organisent pour survivre au développement urbain. Entre misère et débrouille, témoignage d’une visite touristique loin des sentiers battus, à la découverte des habitants et des métiers du bidonville. Cet article a été publié une première fois, en italien, par la revue Aggiornament...

[VIDÉO] Bidonvilles : « Une évacuation, c’est toujours un échec »

Marine Carlier
L'équipe de rédaction

Les indicateurs n’en finissent pas de le montrer, la France est durement touchée par la crise du logement. Parmi les symptômes du mal, il en est un qui nous semble lointain mais qui touche pourtant de près nos espaces urbains. La résurgence des bidonvilles, depuis désormais vingt-cinq ans, ne peut plus être ignorée. Retour sur un débat or...

À Bangkok, la fabrique populaire de la ville

Fanny Gerbeaud
Vu d'ailleurs

À Bangkok, l’urbanisation est largement spontanée. 19 % de la population vivait encore en 2000 dans des « communautés denses » (des bidonvilles), et les habitants relogés dans le parc social transforment l’architecture des immeubles. Les professionnels ont choisi d’en tirer les enseignements et conçoivent autrement la ville pour mieux ...

Colombie : quand le bidonville interroge les urbanistes

Caroline Motta et Lenka Sobotová
Vu d'ailleurs

Voir les bidonvilles avec les yeux de celles et ceux qui les fabriquent, qui les vivent, à Bogotá et à Cali : telle est l’ambition de cet article. Un regard qui déplace, une invitation pour les professionnels à considérer autrement la ville qui s’invente sans eux. Voir les bidonvilles avec les yeux de celles et ceux qui les fabriquent qui...

Une ZAD qui s’ignore

Yves Jouffe, Charlotte Mathivet et Claudio Pulgar Pinaud
Chercheur

En affirmant un droit à habiter la ville en son centre, les bidonvilles posent un acte de résistance à l’ordre établi. Et si, de lieux de relégation, ils devenaient espaces d’émancipation ? Les auteurs plaident pour un urbanisme politique, les « invisibles » devenant producteurs de la ville, à la place d’un urbanisme policier qui ord...

Mayotte : cachez ce bidonville que je ne saurais voir

Sylvain Grisot
Acteur de terrain

La démographie galopante de Mayotte se traduit par une expansion urbaine incontrôlée. Mais face au plus grand bidonville de France, la seule ambition des autorités est de mettre aux normes, « en dur ». Quitte à repousser toujours plus loin les populations. La démographie galopante de Mayotte se traduit par une expansion urbaine incontrôlé...

Bidonvilles : le déni n’est pas une politique

Jean Merckaert
L'équipe de rédaction

En 2008 l'opinion occidentale s'émouvait des expulsions forcées à Pékin à l'approche des Jeux olympiques Même empathie à l'endroit des favelas de Rio objet d'un nettoyage social en règle avant le Mondial de foot de 2014 au Brésil En Île de France c'est avant la Conférence climat la Cop21 que les autorités veulent faire place nette Le 2...

Roms ≠ bidonvilles

Manon Fillonneau
Acteur de terrain

En France, on fait souvent des bidonvilles un « problème rom ». Un discours qui permet aux autorités de justifier un traitement différencié violant de nombreux droits fondamentaux, dans une indifférence quasi générale. En France on fait souvent des bidonvilles un problème rom Un discours qui permet aux autorités de justifier un traitemen...

Des droits arrachés au forceps

Martin Duteurtre, Livia Otal et Hannah Yous
Acteur de terrain

Loin de l'accès aux droits prévu par la loi, les habitants des bidonvilles se heurtent à d'interminables parcours d'obstacles pour se soigner, scolariser leurs enfants ou recevoir leur courrier. Un travail de longue haleine permet de construire quelques passerelles… jusqu'à l'expulsion. C'est le quotidien de Médecins du Monde en Île-de-Fran...

Bidonvilles : l’histoire se répète

Geneviève de Coster
Droit de cité

Entre les tristes constats des acteurs de terrain, dans les années 1960, et les récentes recommandations de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, les ressemblances sont troublantes. Pour les bidonvilles, l'histoire serait-elle condamnée à se répéter, au mépris de la dignité ? Entre les tristes constats des acteurs de t...

1850-2015 : les (mêmes) mots de la mise à distance

Martin Olivera
Chercheur

1851, Nantes : les « populations étrangères » qui s'installent dans les quartiers pauvres de la ville font frémir les experts. 160 ans plus tard, les origines des exclus ont changé, mais les discours font, eux, preuve d'une remarquable constance. 1851 Nantes les populations étrangères qui s'installent dans les quartiers pauvres de la ville ...

Zone, bidonvilles, campements : une histoire parisienne (1850-2015)

Martin Olivera
Chercheur

Les « campements illicites » de nos villes ne datent pas d'hier. Héritiers d'une longue histoire de l'habitat précaire auto-construit, ils découlent des mêmes dynamiques et suscitent les mêmes discours qu'il y a un siècle. À un détail près : les moyens consacrés au relogement de leurs habitants sont, désormais, bien moins ambitieux. Le...

Strasbourg chasse la pauvreté, pas les pauvres

Marie-Dominique Dreyssé
Responsable politique

Moins médiatisées que les évacuations, des initiatives locales font une autre place aux habitants des bidonvilles. Volonté politique, dialogue et engagement des acteurs portent des fruits : l'expérience strasbourgeoise en témoigne. Moins médiatisées que les évacuations des initiatives locales font une autre place aux habitants des bidonvil...

« On vit tous dans le même monde, n’est-ce pas ? »

Yann Chevalier, Jérémy Gravayat et Charly Guerin
Droit de cité

Hier comme aujourd'hui, pour ceux qui y habitent, le bidonville est d'abord un lieu de vie. Un quotidien fait de craintes et d'espoirs, une étape qui, parfois, dure. Paroles d'habitants. Hier comme aujourd'hui pour ceux qui y habitent le bidonville est d'abord un lieu de vie Un quotidien fait de craintes et d'espoirs une étape qui parfois dure Pa...

Le platz des Roms

Grégoire Cousin
Chercheur

Des baraques à bas coût faciles à installer, un voisinage constitué au gré des rencontres, une vie économique propre, une organisation sociale hiérarchisée… Une équipe de chercheurs a mené l’enquête dans plusieurs platz d’Île-de-France, ces bidonvilles habités par des Roms, pour restituer leur quotidien. Des baraques à bas coût...

Les bidonvilles en Europe : une production politique

Thomas Aguilera et Tommaso Vitale
Chercheur

En Italie et en Espagne comme en France, les bidonvilles sont une réalité toujours tangible. Plus ou moins connus, invisibilisés ou instrumentalisés, ils ont pour point commun d’être alimentés par les mêmes politiques qui sont censées les résorber. En Italie et en Espagne comme en France les bidonvilles sont une réalité toujours tangib...

Le bidonville, symptôme du mal-logement

Manuel Domergue et Florian Huyghe
Acteur de terrain

En France, 3,5 millions de personnes vivent sans logement ou très mal logées. 20 000 d’entre elles trouvent refuge dans des bidonvilles. À vouloir en traiter comme d’une question culturelle, on mène des politiques vouées à l’échec, et l’on viole le principe d’égalité. La Fondation Abbé Pierre milite pour des politiques de droit ...

Question en débat : Bidonvilles : sortir du déni
Rassemblement populaire en faveur des sans abris et des mal logés le 21 février 2008 sur la place de la République à Paris. ©MaxLeMans
Rassemblement populaire en faveur des sans abris et des mal logés le 21 février 2008 sur la place de la République à Paris. ©MaxLeMans

[VIDÉO] Bidonvilles : « Une évacuation, c’est toujours un échec »


Les indicateurs n’en finissent pas de le montrer, la France est durement touchée par la crise du logement. Parmi les symptômes du mal, il en est un qui nous semble lointain mais qui touche pourtant de près nos espaces urbains. La résurgence des bidonvilles, depuis désormais vingt-cinq ans, ne peut plus être ignorée. Retour sur un débat organisé par Sciences Po et la Revue Projet: « Bidonvilles: quelles alternatives au déni? », le 19 janvier 2016.

Il y a quelques mois, en publiant le numéro « Bidonvilles : sortir du déni », la Revue Projet dérogeait à sa tradition de ponctuer son titre d’un point d’interrogation. Il n’y avait pas là de question, pour une fois, mais une nécessité. Car, s’agissant du retour des bidonvilles au cœur de nos villes, le déni – qui feint d’ignorer qu’ils sont là, que leurs habitants sont bel et bien en quête d’avenir dans nos espaces urbains, que la seule destruction ne fera que les repousser un peu plus loin, compromettant le lien à peine tissé avec leur environnement et leurs droits – ce déni n’était pas une option. « Sortir du déni est un préalable pour sortir de l’impasse », écrivait Jean Merckaert dans son édito.

Sortir du déni, mais comment ? C’est ce nouveau point d’interrogation que nous avons souhaité porter dans le débat. Un débat de vive voix, cette fois, co-organisé par la Revue Projet et le Centre d’études européennes de Sciences Po Paris, le 19 janvier 2016. Sylvain Mathieu, délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal), Martin Olivera, anthropologue et maître de conférences à l’université Paris 8, Livia Otal, coordinatrice de la mission bidonvilles de Médecins du Monde en Seine-Saint-Denis et Roland Ries, maire de Strasbourg, ont accepté d’y participer. Une pluralité de points de vue saluée en ouverture par Tommaso Vitale, sociologue à Sciences Po, qui a rappelé l’urgence et le sens d’un tel dialogue.

« Il n’y aurait pas de campements sans crise du logement »

Le débat s’ouvre sur un constat. Réapparus en France il y a vingt-cinq ans, les bidonvilles comptent aujourd’hui un peu moins de 20 000 habitants, soit quatre fois moins qu’en 1966. Les politiques publiques à leur égard, si elles ne sont pas univoques, consistent majoritairement en des évacuations – plus de 11 000 personnes ont ainsi été expulsées en 2015 de 111 campements (un chiffre en légère diminution par rapport aux années précédentes). Seuls 29 de ces campements ont été concernés par des propositions de relogement. Cette résurgence s’inscrit dans un phénomène plus large, celui de la crise du logement. Il s’agit donc d’une question de droit commun. Parallèlement, la tendance est pourtant de faire des bidonvilles un « problème rom ». D’où un double problème éthique : celui de la violation de certains droits fondamentaux, notamment ceux des enfants (santé, éducation…), et celui du risque d’un traitement différencié, sur un fondement ethnique, qui revient à rompre le principe d’égalité devant la loi. Aux yeux du rédacteur en chef de la Revue Projet, même s’il est presque anecdotique en chiffres, le sort réservé à ces Roms en bidonvilles est finalement un nœud du débat public.


"Bidonvilles: quelles alternatives au déni... par cerasvideo

« Il n’y aurait pas de campements sans crise du logement », réagit Sylvain Mathieu, invitant à voir le problème dans sa complexité. L’écart entre les besoins et la production de logements va d’ailleurs en se creusant. Contre l’ethnicisation – qui est aussi, selon lui, le fait des institutions européennes –, le délégué interministériel appelle de ses voeux une approche par le prisme de l’exclusion : « C’est par le traitement de la grande précarité que l’on apportera des solutions définitives à ce problème. » Une précarité que Livia Otal qualifie pour sa part d’« ultravulnérabilité », décrivant l’extrême difficulté des habitants des bidonvilles à accéder à leurs droits, en raison même des expulsions répétées. Les effets négatifs des politiques publiques, qu’ils soient recherchés ou collatéraux, sont particulièrement visibles et ont été largement étudiés, remarque Martin Olivera : n’est-il pas temps désormais de s’intéresser aux formes d’insertion qui peuvent émerger ?


« Une dynamique positive s’enclenche »

Comment faire place à d’autres pratiques que celles de l’expulsion ? Roland Ries, après avoir présenté la tradition d’accueil de la métropole strasbourgeoise – qu’il fait volontiers remonter au refuge offert par la ville à Calvin, ou aux ambitieuses politiques sociales de l’époque bismarckienne – revient sur la démarche de la municipalité. S’il est parfois nécessaire « d’évacuer des campements mal situés », il juge « incohérent » de « mettre dans la rue des familles qui vont errer et reconstituer ensuite un autre bidonville ». D’où l’engagement, pris en 2010 devant le Conseil de l’Europe, de ne pas mettre en œuvre « d’expulsion ni de retour systématique au pays sans proposition de solution alternative ». Et sa déclinaison concrète, par la création d’espaces d’accueil aménagés, dès 2011, le dialogue avec les parties prenantes, et l’horizon d’une suppression totale des bidonvilles d’ici à fin 2016.

« Outiller les responsables pour qu’ils sortent de la solution monolithique de l’évacuation » Sylvain Mathieu

L’expérience est-elle transposable ? Pour Sylvain Mathieu, « une dynamique positive s’enclenche depuis environ deux ans ». Une « prise de conscience » qui fait son chemin dans les décisions publiques : l’évacuation repousse le problème sans donner les moyens de sa résolution dans le temps long. « Une évacuation, c’est toujours un échec », martèle le Dihal. L’apport de solutions suppose trois clés : l’articulation du temps court (celui de l’urgence face à la précarité ou aux demandes des riverains) et du temps long (les solutions, qui passent par la stabilisation et l’accompagnement social, prennent du temps) ; la qualité du partenariat entre la commune et l’État ; le choix, enfin, d’une échelle d’action pertinente, métropolitaine ou régionale. Plusieurs métropoles commencent à se doter d’une approche territoriale : Nantes, Strasbourg, Grenoble, Marseille, Toulouse… Le rôle de la Dihal, en la matière, est « d’outiller les responsables pour qu’ils sortent de la solution monolithique de l’évacuation ».


"Bidonvilles: quelles alternatives au déni... par cerasvideo

« Les clés, il faut toujours les inventer ». Mais, pour l’anthropologue Martin Olivera, l’une d’elles réside indéniablement dans la construction de logements. C’est peut-être ce qui distingue la situation actuelle des périodes précédentes durant lesquelles l’habitat précaire a constitué un problème public : au début du XXe siècle, la volonté d’éradication de la « Zone » a côtoyé la construction de logements à faible loyer, tandis que les années 1960 ont vu naître, laborieusement, une politique de résorption. Le contexte a changé, objecte Sylvain Mathieu, économiquement et institutionnellement : le « millefeuille » territorial actuel n’est pas sans effet sur la dynamique de construction de logements.

« J’habite, donc je suis »

Qu’en est-il des expériences d’autres pays qui « durcissent » les bidonvilles en les intégrant à la ville ? La mairie de La Courneuve, comme d’autres avant et après elle, a craint la pérennisation du bidonville du Samaritain1. « Ce sont les expulsions qui pérennisent les bidonvilles », estime au contraire Livia Otal. La première étape est peut-être de reconnaître leurs occupants comme de véritables habitants de la ville – à l’image de Roland Ries qui parle d’eux comme des « Strasbourgeois ». Pour la coordinatrice de Médecins du Monde, le terme de « campement illicite », parce qu’il suggère le nomadisme et insiste sur l’illégalité, a pour effet d’empêcher cette reconnaissance. Or comment accéder à ses droits si l’on n’est pas domicilié, et comment obtenir une domiciliation si l’on n’est pas considéré comme habitant d’un territoire ? Dans ce contexte, « une stabilité temporaire qui permettrait aux personnes de s’ouvrir vers leurs droits et au droit de s’ouvrir vers les personnes » constituerait un sas vers l’insertion, une insertion qui n’est pas hors de portée.

« Une stabilité temporaire permettrait aux personnes de s’ouvrir vers leurs droits et au droit de s’ouvrir vers les personnes. » Livia Otal


"Bidonvilles: quelles alternatives au déni... par cerasvideo

L’exemple de Montreuil, où un projet de maîtrise d’œuvre urbaine et sociale a abouti au relogement de la totalité de ses bénéficiaires, est commenté par Martin Olivera. Il n’y a sans doute pas de recette, et les facteurs de réussite sont pour une part conjoncturels ; mais la possibilité d’une stabilité résidentielle, et celle d’accéder à un titre de séjour, donc à des droits, sont déterminantes. Il faut aussi, à ses yeux – l’intervenant parle ici de son expérience associative – « que ces dispositifs laissent suffisamment d’autonomie aux familles pour mener leur propre chemin sans les enfermer dans un schéma rigide d’intégration ». Deux écueils, donc : situer la réussite du projet dans la stabilisation du terrain, alors que le vrai travail, celui du lien avec le droit commun, commence là ; et voir l’autonomie de ces familles comme un obstacle alors qu’elle constitue une vraie ressource dans une dynamique d’insertion.

Sortir de l’urgence

La temporalité est indéniablement un enjeu décisif. Il faut, pour le maire de Strasbourg, « une réponse d’urgence avec une perspective de moyen terme », qui associe la création de conditions décentes et l’accompagnement social, l’apprentissage du français, la scolarisation... Ce qui manque avant tout aux habitants des bidonvilles comme aux intervenants extérieurs, regrette Livia Otal, c’est une « visibilité dans le temps ». L’action de Médecins du Monde est souvent une « mission de Sisyphe », interrompue dans la phase de réponse à l’urgence, avant d’avoir pu passer le relais aux structures de droit commun. L’enjeu est bien, pour le Dihal, de permettre et d’articuler cet accès à un droit commun existant et déjà consistant. À cet égard, les difficultés sont souvent d’ordre institutionnel et territorial, et la situation en Seine-Saint-Denis – département le plus pauvre de France – doit aussi être lue sous cet angle.



"Bidonvilles: quelles alternatives au déni... par cerasvideo

Le débat est loin d’être épuisé. Les questions de la salle permettent des précisions sur le processus à l’œuvre à Strasbourg, les nouvelles arrivées, les choix de relogement opérés. Des interpellations, aussi, sur la place du sentiment anti-Roms, ou le risque d’essentialiser cette forme d’habitat. Le temps des réponses, malheureusement trop bref, montre, s’il le fallait, que le sujet continue à interpeller, que le dialogue est à poursuivre et les alternatives à consolider.


1 Expulsés le 27 août 2015, les habitants du Samaritain vivaient pour certains depuis sept ans dans ce qui était devenu le plus vieux bidonville de France. Médecins du Monde et la Fondation Abbé Pierre avaient proposé un projet alternatif de résorption du bidonville, qui n’a pas été retenu. Cf. les extraits du communiqué du maire de la Courneuve dans « Bidonvilles: sortir du déni », Revue Projet n° 348, octobre 2015, p. 37.


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