Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !
Logo du site
Dossier : Ruralité, un monde à part ?

Enclavement rural Transformation par la mobilité ?

Depuis 1998, le premier contributeur aux émissions de gaz à effet de serre en France est le secteur des transports. © Videowok_art/CC/iStock
Depuis 1998, le premier contributeur aux émissions de gaz à effet de serre en France est le secteur des transports. © Videowok_art/CC/iStock

Sans voiture, la vie en milieu rural tient du parcours d’obstacles. Repenser la mobilité devient primordial pour assurer un avenir à ces territoires oubliés.


« Si personne ne vient me chercher en voiture, je ne peux rien faire. » Ces mots de Christine, habitante d’un village rural et habituée du Secours Catholique, résument une réalité brutale : sans voiture, se déplacer devient « mission impossible ». En France, seuls 19 % des habitants des communes rurales déclarent avoir le choix de leur mode de transport1.

Mais au-delà d’un simple problème de mobilité, c’est une fracture territoriale profonde qui se dessine, avec des conséquences bien connues : désertification médicale, recul des services publics, déclin économique…

Plus d’un habitant sur deux estime que le monde rural est abandonné. Alors que les transports représentent 32 % des émissions de gaz à effet de serre2 et que l’étalement urbain éloigne les services essentiels, la question des déplacements devient un enjeu clef de justice sociale et écologique.

Facteurs bloquants

L’aménagement du territoire en France, particulièrement au XXe siècle, a été fondé sur un modèle qui privilégiait l’extension des infrastructures routières et la voiture individuelle. Le transport ferroviaire est passé de presque 60 % du transport de voyageurs en 1950 à seulement 9,2 % en 20163.

Le vélo et la mobylette étaient massivement utilisés par les ouvriers et les travailleurs jusqu’aux années 1960, avant d’être éclipsés par la voiture individuelle. Les politiques d’équipement ont négligé les transports collectifs dans les zones rurales, considérant la voiture comme un acquis pour tous.

Ce choix, à l’époque synonyme de progrès et d’émancipation, conjugué au rêve pavillonnaire de n

Cet article est réservé à nos abonné·e·s

vous pouvez l’acheter à l’unité pour 3€
Pour accéder à cet article :

Déjà abonné·e ?

M'identifier

La Revue Projet donne gratuitement accès aux articles de plus de 3 ans.

Vous devez être connecté pour commenter cet article
Aucun commentaire, soyez le premier à réagir !
* Champs requis
Séparé les destinataires par des points virgules