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Dossier : Écologie : mobiliser les indécis

Les entreprises, l’État, le climat et moi : chacun sa part

Photo by Franck V. on Unsplash
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Face à l’urgence climatique, beaucoup se dédouanent en disant : ce n’est pas à mon niveau que cela se joue… En effet, les citoyens, les entreprises et l’État n’ont ni les mêmes responsabilités ni les mêmes leviers d’action. Qu’attendre des petits gestes du quotidien ? Et quelle part les entreprises et l’État doivent-ils prendre dans la transition ?


Si l’écologie a indiscutablement progressé dans les esprits ces dernières années, la France est loin d’avoir enregistré dans les faits l’accélération nécessaire à l’atteinte de ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. À qui la faute ? Au consommateur, disent les uns, qui devrait adopter plus souvent un comportement éco-responsable, dont l’incarnation la plus courante est constituée de « petits gestes », tel que le tri des déchets. À l’État et aux entreprises, disent d’autres, car ces acteurs peinent à mettre en avant de grands résultats concrets. En réalité, le combat ne pourra être gagné que s’il est mené sur tous les fronts. Et pour savoir qui peut agir où, et comment gérer les priorités, il est indispensable d’avoir en tête les bons ordres de grandeur.

L’un des symptômes du retard au démarrage de la transition est une certaine tendance à considérer que l’action doit prendre place « ailleurs que chez soi », tout en revendiquant parfois une action prétendument suffisante à sa propre échelle. Les différentes catégories d’acteurs se renvoient la balle ; les pouvoirs publics, les entreprises, le monde financier, les citoyens, le monde associatif : chacun tend à justifier la lenteur de l’action en pointant du doigt les responsabilités et les manquements des autres.

L’impact réel des gestes individuels

Face au besoin d’action rapide et efficace, la responsabilité des consommateurs et l’écocitoyenneté sont souvent les premiers constituants du discours médiatique. Ce sont d’abord l’individu et les ménages qui devraient adopter sans tarder un ensemble de gestes écologiques, et qui pourraient permettre de commencer à changer la donne au regard des objectifs climatiques.

L’empreinte carbone moyenne des Français, qui s’élevait à 10,8 tonnes de CO2 en 2017, doit baiss

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