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Société hyperindustrielle : où va le travail ?

istockphoto.com / kynny
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Financiarisation, mondialisation, connectivité… Autant de facteurs qui font que nous sommes aujourd’hui entrés dans une ère « hyperindustrielle », qui pose aujourd’hui la question de l’emploi et de l’adaptation à l’automatisation. Sept caractéristiques permettent de cerner cette nouvelle société.


Un nouveau monde productif est en train de naître. Loin de tourner le dos aux référentiels normatifs nés de l’histoire industrielle, il se caractérise par leur approfondissement et leur généralisation, et est en cela « hyperindustriel ». Dans ce nouveau monde, où va le travail ?

La première question est celle du volume de travail et de l’emploi. L’automatisation va-t-elle, comme cela a toujours été le cas dans le passé, déclencher des boucles de rétroaction positives 1 en matière de productivité, d’élévation des revenus et d’augmentation de la demande de biens et de services, déplaçant la nature de l’emploi sans le réduire en volume ? Ou bien cette boucle va-t-elle cesser de fonctionner, débordée en quelque sorte par la vitesse et l’ampleur des mutations ? Il y a ensuite la question de la substitution des machines aux capacités d’action et de réflexion des hommes. Les robots et l’IA (intelligence artificielle) vont-ils être capables de rattraper cette vertigineuse complexité évolutive des hommes, de la dépasser dans ses propres registres (habiletés corporelles, raisonnements, etc.) et/ou dans des registres différents et inédits (comme cela a été le cas avec les vitesses de calcul et la puissance combinatoire des ordinateurs) ?

Ces questions, particulièrement la première, sont profondément dépendantes de nos choix collectifs, et on s’étonne qu’il faille sans cesse le rappeler. L’impact sur l’emploi de ce nouveau monde productif dépend de multiples paramètres qui n’ont rien de « naturels » : il découle des choix d’organisation des firmes et est couplé aux mécanismes de l’appropriation sociale des gains de productivité. Dans une société très inégale, où ces gains sont captés par une petite minorité, l’effet sur la

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