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Plaidoyer pour un travail juste et solidaire


Rêver collectivement le futur du travail comme partie intégrante de la transition écologique : pendant deux ans, un groupe international d’acteurs sociaux s’est attelé à cette tâche. Le plaidoyer qui suit est inspiré du « Manifeste pour un travail décent et durable », qui regroupe leurs constats et recommandations collectives.


Pour identifier les germes du monde de demain dans celui d’aujourd’hui, un groupe international – réunissant une trentaine d’organisations non gouvernementales, de centres de réflexion, de syndicats et de mouvements ecclésiaux– a cherché à repérer les éléments communs de vécus disparates, dans une démarche de « recherche-action » coordonnée par le Centre de recherche et d’action sociales (Ceras).

Les membres de ce groupe ont ainsi dégagé quelques premiers éléments de conclusion, qui feront l’objet d’un manifeste. Ils viennent du monde entier et leurs lieux d’engagements sont très divers. Aussi cette première ébauche d’un socle commun porte-t-elle principalement sur des principes à défendre.

Les réflexions sont inspirées en particulier par les « savoirs d’usage » des parties prenantes, leurs expériences de terrain, ainsi que par la doctrine sociale catholique et les travaux de l’Organisation internationale du travail (OIT). La doctrine sociale catholique (qui rassemble un corpus de textes écrits par les papes depuis la fin du XIXe siècle) est destinée à éclairer les actions des croyants et des non croyants. Elle place les relations au cœur de sa vision anthropologique. Il en découle deux questions : celle du temps, sans lequel nous ne pouvons être en relation avec les autres ; celle de l’interconnectivité, qui requiert des humains le respect de leur place dans le monde en vivant d’une manière durable et juste. La lettre encyclique publiée par le pape François en 2015, Laudato si’, a constitué une base pour la réflexion. Elle développe l’idée que la crise sociale et la crise environnementale résultent des mêmes causes (une culture du déchet, un paradigme technocratique, un anthropocentrisme déviant) et qu’elles doivent, par cons�

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