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Points saillants Manière de travailler

©Cristian Blázquez Martínez/iStock
©Cristian Blázquez Martínez/iStock

À quelles conditions le travail sur soi devient-il un véritable levier à l’engagement démocratique ? Ce dossier en dégage trois : une écoute qui relie l’intime au commun, des médiations sans lesquelles rien ne se transforme durablement et une attention à un risque de repli qui ne se dissipe que si le spirituel s’ouvre au-delà de lui-même.


« Et si le changement social passait par le changement de soi ? » La question, posée en ouverture de ce dossier, appelait une réponse prudente. Les contributions rassemblées ici confirment bien la pertinence de l’intuition initiale : « si rien ne change au-dedans de l’être humain et des collectifs, rien ne sera jamais vraiment changé au-dehors », affirme d’emblée Michel Maxime Egger.

« Notre engagement repose sur une conviction forte : la transformation du monde ne peut être dissociée d’une transformation intérieure de chacune et chacun, à commencer par nous-même », font écho Virginie Amieux et Claire Riobé du CCFD-Terre Solidaire.

Le programme semble tracé. Il ne l’est pourtant qu’à moitié. Si l’enracinement dans une pratique spirituelle peut soutenir un engagement pour le bien commun, si le changement de soi-même est une condition d’une transformation sociale, rien ne garantit le passage spontané de l’un à l’autre.

La quête spirituelle peut tout aussi bien verser dans l’introspection stérile et engendrer des communautés affinitaires excluantes. 

La vraie question que pose ce dossier est bien celle de savoir à quelles conditions la conversion personnelle peut nourrir l’engagement démocratique. Nourrir plutôt que menacer, car la quête spirituelle peut tout aussi bien verser dans l’introspection stérile, engendrer des communautés affinitaires excluantes ou, pire, sous forme religieuse, cautionner des identités oppressives.

Le premier déplacement que ce dossier opère touche à l’ordre même des choses. On pourrait penser qu’il convient d’abord de se transformer soi-même pour pouvoir, ensuite, changer le monde, une chronologie qui suppose que le souci de soi précède le souci du monde. Rien n’est moins sûr.

Si, pour la tradition co

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