Une revue bimestrielle, exigeante et accessible, au croisement entre le monde de la recherche et les associations de terrain.
Arthur Laurent retrace ici un itinéraire hors-norme, où les cosmovisions autochtones ont transformé une quête militante en un engagement spirituel, corporel et interculturel.
Alors que j’entre dans l’âge adulte dans les années 2000, les sujets de crise environnementale et des impacts sociaux de la mondialisation sont installés dans le débat public. Pourtant, les formes d’engagement restent incertaines.
Depuis la France, l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) est l’organisation la plus structurée pour présenter ces formes sur l’agenda et proposer des solutions.
Je suis ses activités et participe à des anti-sommets, anti-G8 ou Organisation mondiale du commerce. Ils font office de lieux d’expérimentations de formes renouvelées d’opposition via des organisations décentralisées et le mouvement zapatiste fait œuvre d’exemple. Intervient alors ma migration (universitaire) au Mexique pour y chercher tant un renouveau théorique qu’une direction à mon engagement politique et une très grande envie d’ailleurs.
Une fois au Mexique, je me retrouve vite confronté à l’abîme que représentent pour moi les conceptions autochtones du monde à
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