Une revue bimestrielle, exigeante et accessible, au croisement entre le monde de la recherche et les associations de terrain.
Agronome de formation, Hélène Noisette a choisi, à l’âge de 31 ans, de s’engager comme religieuse au sein des Sœurs auxiliatrices. L’élan vers autrui peut-il précéder tout soin de soi ? Récit d’un parcours singulier.
Lorsque l’on m’a proposé de réfléchir, à partir de mon itinéraire, à la dialectique « du soin de soi au soin du monde », j’ai d’abord éprouvé une certaine résistance. Cette formulation ne me semble pas correspondre à ce que j’ai vécu.
Ce qui m’a attirée vers la vie religieuse, ce n’est pas d’abord, me semble-t-il, une recherche de moi-même dont l’engagement serait la conséquence. C’est d’abord un désir de servir, de m’engager dans ce monde marqué par tant de besoins et d’injustices.
La congrégation des Sœurs auxiliatrices, dont les Constitutions invitent à rejoindre « ceux qu’on oublie, ceux qui sont blessés dans leur dignité humaine, ceux qui ont le plus grand besoin de l’annonce de la Bonne Nouvelle », m’a offert le cadre de cet engagement. Une vocation qui est essentiellement « apostolique1 », tournée vers d’autres vers qui nous sommes envoyées.
Au-delà de ma trajectoire personnelle,
vous pouvez l’acheter à l’unité pour 3€
Pour accéder à cet article :
La Revue Projet donne gratuitement accès aux articles de plus de 3 ans.