Logo du site

Gérer les déchets autrement, l’exemple de Lille Métropole

Andrea Weyrauch
Chercheur

Quatre mille millions de tonnes de déchets sont produits chaque année dans le monde les trois quarts ne sont pas récupérés Nous créons actuellement plus de résidus que la terre ne peut en absorber produisant un déficit écologique qui ne cessera d'augmenter avec la croissance exponentielle de la population prévue pour les prochaines anné...

Y a-t-il une vie après la croissance ?

Bernard Perret
Chercheur

Résumé la critique sociale peine à intégrer la contestation du productivisme. l’inverse, la solidarité ne peut être pensée entre les générations si elle ne l’est pas déjà aujourd’hui. à trouver les ressorts d’une transition écologique et solidaire. Formidable défi. Résumé la critique sociale peine à intégrer la contestat...

Banco Palmas ou les richesses d'une favela

João Joaquim de Melo Neto Segundo
Vu d'ailleurs

Au Nord-Est du Brésil, les habitants d’une favela ont créé leur propre banque et leur propre monnaie pour que la richesse du quartier serve à stimuler localement les revenus et l’emploi. Les résultats sont spectaculaires. Et donnent des idées à d’autres. Au Nord Est du Brésil les habitants d'une favela ont créé leur propre banque et...

L'économie sociale et solidaire : contre le productivisme ?

Jean-Louis Laville
Chercheur

L’ère du productivisme a identifié le marché avec l’économie et l’État avec le social. Mais le marché empiète comme jamais sur le social et même sur le politique. Nombre d’initiatives proposent de réinsuffler dans l’économie un fonctionnement démocratique et d’autres finalités que le profit. Ou comment certaines intentions a...

La société civile laboratoire d’alternatives au productivisme?

Xavier Ricard Lanata
Chercheur

Agroécologie, monnaie locale… Un peu partout dans le monde, la société civile fourmille d’initiatives qui inventent une économie plus respectueuse de l’homme et de la planète. Parfois elle dépasse une démarche très locale ou sectorielle, mais elle peine à se soumettre à une évaluation scientifique qui lui permettrait d’affronter ...

"Nous voulons sortir de la dépendance pétrolière"

Jeannette Sánchez Zurita
Vu d'ailleurs

Résumé Entretien – La ministre du Développement social de l’Équateur, Jeannette Sánchez Zurita, explique les tentatives pionnières de son gouvernement pour concilier économie, écologie et justice sociale. Résumé Entretien La ministre du Développement social de l'Équateur Jeannette Sánchez Zurita explique les tentatives pionnière...

Au-delà du libéralisme, le convivialisme

Alain Caillé
Chercheur

Resumé Finie la croissance, qui servait jusque-là d’exutoire à la violence sociale. Dans un état économique stationnaire, le despotisme et la guerre rôdent. Une seule issue : la conversion par millions à l’inventivité démocratique. Au convivialisme. Resumé Finie la croissance qui servait jusque là d'exutoire à la violence sociale D...

Qu'apporte l'économie féministe ?

Aurore Chaillou
L'équipe de rédaction

Travailleurs de tous les pays qui lave vos chaussettes Le slogan des féministes des années 1970 reste d'actualité Les femmes consacrent en moyenne deux heures et demie de plus par jour que les hommes aux tâches domestiques selon le Panorama de la société 2011 de l'Organisation de coopération et de développement économiques OCDE qui étudi...

Villes en transition : vers une économie conviviale

Claire Wiliquet
Chercheur

Resumé Pour plus de la moitié, l’humanité est désormais urbaine. Aussi la transition écologique ne peut-elle faire l’impasse sur la conversion des villes vers un modèle plus sobre en énergie. L’expérience très concrète née outre-Manche pour répondre à ce défi fait tache d’huile. Resumé Pour plus de la moitié l'humanit...

Dépasser le capitalisme, mais par étapes

Christian Arnsperger
Chercheur

La démocratie, en économie, signifie pour chacun la possibilité de suivre ou non le modèle capitaliste. Christian Arnsperger prône une économie plurielle et propose une voie transitoire, un véritable programme, pour y parvenir. L’économie verte, si elle ne remet pas en cause le capitalisme, apparaît comme un passage obligé. La démocrat...

"Le développement durable a besoin de scandales pour avancer"

Ève Chiapello
Chercheur

Le capitalisme, sous des formes toujours nouvelles, est porteur d’une violence terrible. Mais il reste séduisant et tellement ancré dans nos pratiques que les alternatives soulèvent la peur d’une régression. Seule une crise, ou le durcissement de la critique, ouvrira l’espace du changement. Le capitalisme sous des formes toujours nouvelle...

Les malgré-nous du capitalisme

Jean Merckaert
Chercheur

Les États sont-ils en mesure de remettre en cause le capitalisme prédateur ? Rien n’est moins sûr, quand les 500 plus grandes entreprises pèsent 42 % du produit intérieur brut mondial. Et surtout, quand les peuples adhèrent à leur propre domination. Les États sont ils en mesure de remettre en cause le capitalisme prédateur Rien n'est mo...

Quand mondialisation rime avec prédation

Rigobert Minani
Vu d'ailleurs

Entretien – Si un pays connaît la violence du capitalisme prédateur, c’est bien la République démocratique du Congo, où la bataille pour le pouvoir et pour le contrôle des immenses richesses du sous-sol ont fait plus de quatre millions de morts en quinze ans. Face à cette situation, la société civile lutte avec ses armes  : le droit,...

« La globalisation capitaliste repose sur une énorme contradiction »

Jean-François Bayart
Chercheur

Volontiers provocateur, J.-François Bayart juge alarmiste l’idée d’une reconfiguration des conflits due à l’épuisement des ressources naturelles. Les deux principaux foyers de violence résultent selon lui des contradictions de cette globalisation, qui ouvre les frontières pour les capitaux, biens et services, mais les ferme pour les pop...

Productivité n’est pas productivisme (introduction)

Michel Griffon
Chercheur

Les ressources de la planète sont limitées. Chacun le sait. Et pourtant, le développement économique continue d’être tourné vers l’accroissement illimité de la production de biens matériels. Est-on enserré à ce point dans la spirale productiviste qu’on ne puisse plus en sortir ? Où sont les alternatives? Les ressources de la plan...

Critique de la raison productiviste

Alain Grandjean
Chercheur

Resumé La finitude du monde impose de rompre avec la croissance économique. Mais de productivisme vert il ne peut y avoir. Recyclage, efficacité énergétique et nouvelles technologies ne fournissent pas une alternative suffisante. C’est de mode de vie qu’il nous faut changer. Un après-consumérisme qui reste à inventer. Resumé La finitud...

Dossier : Condamnés à produire toujours plus ?

Qu'apporte l'économie féministe ?


«   Travailleurs de tous les pays, qui lave vos chaussettes ? » Le slogan des féministes des années 1970 reste d’actualité. Les femmes consacrent en moyenne deux heures et demie de plus par jour que les hommes aux tâches domestiques, selon le Panorama de la société 2011 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui étudie 29 pays. La cuisine, le ménage, la garde des enfants, la lessive, sont des activités essentiellement féminines qui relèvent du « travail non rémunéré  », car il s’agit d’activités pour lesquelles une tierce personne pourrait être rétribuée. Largement répandu dans le domaine du soin à la personne (des nourrissons aux personnes âgées), le travail non rémunéré s’exerce aussi dans les associations caritatives, sportives ou culturelles. Autant d’activités qui participent au bien-être des familles et des communautés, mais qui sont ignorées par les différents indicateurs économiques. Pourtant, le travail non rémunéré représente près d’un tiers du produit intérieur brut (Pib) des pays de l’OCDE. C’est à cette « économie invisible  » que l’économie féministe veut redonner sa place.
Dès les années 1960, les thèses de l’économie féministe émergeaient aux États-Unis. Mais c’est avec la naissance de l’Association internationale pour une économie féministe en 1990 et la création de la revue universitaire Feminist Economics en 1994 qu’elle s’affirme en tant que telle. L’économie féministe invite à repenser les relations de pouvoir dans la sphère économique, en soulignant l’importance de la notion de genre, de groupe ethnique, de classe, d’orientation sexuelle, et les différences entre pays du Nord et pays du Sud… Pluridisciplinaire, elle prend en compte les contextes sociaux, politiques et psychologiques dans l’analyse économique et l’élaboration politique. L’économie féministe propose de compléter le Pib par des indicateurs du bien-être humain, social et de la planète pour mesurer la performance économique d’un pays. Elle fait de ce bien-être de l’humain et de la société les objectifs premiers de l’activité économique. Évolutive, elle s’adapte aux avancées de la recherche et aux changements économiques. Ainsi, elle inclut désormais dans son analyse les préoccupations écologiques et la réalité de la finitude des ressources naturelles.
Ce texte s’inspire librement du travail de Maria Riley, militante pour les droits des femmes et fondatrice du projet Global Women au centre de recherche sociale Center of Concern de Washington (États-Unis).

Du même auteur

[DIAPORAMA] Madame N. "Sans toit, qui suis-je ?"

Aurore Chaillou
Droit de cité

Madame N. a connu les hébergements d’urgence avec sa fille. Elles vivent désormais dans un appartement, qu'elles louent. Que représente un toit quand on en a été privé ? Et comment apprivoise-t-on son nouveau logement ? Madame N a connu les hébergements d'urgence avec sa fille Elles vivent désormais dans un appartement qu'elles louent Que représente un toit quand on en a été privé Et comment apprivoise t on son nouveau logement Ce diaporama a...

Un bien fou

Aurore Chaillou
L'équipe de rédaction

Souhaite t on vraiment la participation de toutes et de tous à la vie culturelle Celle ci en un sens recèle un véritable pouvoir de subversion Joseph Wresinski fondateur du mouvement ATD Quart Monde en 1957 en était convaincu Ce n'est pas avec des colis alimentaires qu'il se rendait dans le camp d'hébergement d'urgence de Noisy le Grand mais avec des livres et des appareils photos Des livres parce qu'ils permettent notamment de s'évader de s'essayer à d'autres vies que la sienne et d'y d...

Quand je peins, j’existe !

Aurore Chaillou
L'équipe de rédaction

Peindre pour s’exprimer, pour partager, pour conjurer un passé douloureux, pour cultiver sa joie de vivre… Tous les mercredis, Dominique, Ginette et Pauline se retrouvent dans les locaux du Secours Catholique-Caritas France, à Rosny-sous-Bois. Au printemps prochain, elles exposeront leurs oeuvres. Peindre pour s'exprimer pour partager pour conjurer un passé douloureux pour cultiver sa joie de vivre Tous les mercredis Dominique Ginette et Pauline se retrouvent dans les...

Vous devez être connecté pour commenter cet article
Aucun commentaire, soyez le premier à réagir !
* Champs requis
Séparé les destinataires par des points virgules