Logo du site

Paradoxale transmission entre pairs

Jacques Arènes
Chercheur

L’idée que la transmission s’opère aujourd’hui par les pairs relève du mythe, les milieux aisés le savent bien. Contre une domination implicite, il faut affirmer le rôle des adultes comme témoins. L'idée que la transmission s'opère aujourd'hui par les pairs relève du mythe les milieux aisés le savent bien Contre une domination impli...

Que reste-t-il de la jeunesse populaire?

Stéphane Beaud
Chercheur

Affaiblie par les politiques actuelles, l’école est devenue une fabrique de relégation. Le défi est de taille, car la question sociale se double à présent d’une fracture ethnique. Affaiblie par les politiques actuelles l'école est devenue une fabrique de relégation Le défi est de taille car la question sociale se double à présent d'un...

Blogs, jeunes et vidéos, la responsabilité des adultes

Serge Tisseron
Chercheur

Dans les réseaux sociaux, blogs et jeux vidéo, les jeunes expérimentent nouvellement le rapport aux autres, dans le regard desquels ils testent leur(s) image(s). Un terrain éducatif déserté par les adultes. Dans les réseaux sociaux blogs et jeux vidéo les jeunes expérimentent nouvellement le rapport aux ...

« Jeunes de cité », des trajectoires multiples

Éric Marlière
Chercheur

Resumé Loin de former un ensemble homogène, et bien que partageant une culture commune, les « jeunes de cité » se différencient dans leur rapport à la religion, aux études, au quartier ou au travail. Resumé Loin de former un ensemble homogène et bien que partageant une culture commune les jeunes de cité se différencient dans leur rapp...

Le temps des loisirs, enjeu éducatif et démocratique

Bernard Bier
Chercheur

Resumé Par-delà les murs de l’école, l’éducation se vit aussi dans des espaces moins formels. Où se jouent, en partie, la production d’inégalités et le cloisonnement social. Resumé Par delà les murs de l'école l'éducation se vit aussi dans des espaces moins formels Où se jouent en partie la production d'inégalités et le cloisonn...

Cités l'autre école (introduction)

Bertrand Hériard Dubreuil
L'équipe de rédaction

Les émeutes de novembre 2005 ont profondément choqué l'opinion publique Pendant plus d'un mois tous les soirs les journaux télévisés montraient des jeunes en train de brûler des voitures et de caillasser les forces de l'ordre et ceci dans toute la France Sous prétexte de respecter les identités les visages floutés et encapuchonnés renda...

Dossier : Cités, l'autre école

Cités l'autre école (introduction)


Les émeutes de novembre 2005 ont profondément choqué l’opinion publique. Pendant plus d’un mois, tous les soirs, les journaux télévisés montraient des jeunes en train de brûler des voitures et de « caillasser » les forces de l’ordre, et ceci dans toute la France. Sous prétexte de respecter les identités, les visages floutés et encapuchonnés rendaient les jeunes encore plus menaçants. Déjà beaucoup d’adultes se demandaient comment des moins de 30 ans, ainsi « dévoyés », pourraient trouver du travail. De là à accuser les jeunes chômeurs, leurs parents ou leurs éducateurs, il n’y avait qu’un pas, trop facilement franchi par des hommes politiques en mal de rhétorique sécuritaire.

Or les responsabilités éducatives sont toujours collectives. Responsabilité de l’école d’abord, du fait de son rôle déterminant : Stéphane Beaud montre comment le décrochage scolaire1 touche d’abord la jeunesse populaire, handicapée par la paupérisation des familles et l’intensification de la compétition scolaire. Responsabilité des politiques publiques qui promeuvent plus l’animation qu’elles ne soutiennent l’éducation populaire, comme le dénonce Bernard Bier. Fracture d’usage entre des parents qui ne savent pas prendre du recul par rapport aux nouvelles technologies de la communication et ceux qui accompagnent les découvertes de leurs enfants (voir l’analyse de Serge Tisseron). Et si les adultes étaient aveuglés par le mythe de l’autoéducation, véhiculé par une culture qui valorise l’expérimentation et la réussite individuelle ? Pour Jacques Arènes, la publicité et les médias promeuvent un modèle illusoire que les milieux favorisés se gardent bien d’appliquer à leurs enfants. Ce que décrit Éric Marlière, à partir d’une cité de Gennevilliers, serait ainsi l’image de la fragmentation de la jeunesse française. Elle est pourtant notre avenir.

Du même auteur

Le choix de l’hospitalité

Bertrand Hériard Dubreuil et Jean Merckaert
L'équipe de rédaction

Que l'hypothèse d'une victoire de Marine Le Pen à l'élection présidentielle ne puisse plus être écartée avec certitude en dit long sur le raidissement de la société française Dans un tel contexte le risque est grand que l'accueil des étrangers ne devienne toujours davantage un tabou Comme si pour paraître responsable il fallait donner des gages sur la fermeture de nos frontières rivaliser dans les obstacles mis sur la route de l'exil Laisser mourir en mer ou dans nos rues pour ne p...

Affronter les questions ultimes

Bertrand Hériard Dubreuil
Question de sens

La crise écologique questionne, de manière fondamentale, le destin de l’humanité sur la planète terre. Elle invite à relire les textes fondateurs de la tradition judéo-chrétienne qui sont déjà au cœur des débats contemporains. La crise écologique questionne de manière fondamentale le destin de l'humanité sur la planète terre Elle invite à relire les textes fondateurs de la tradition judéo chrétienne qui sont déjà au cœur des débats contemporains Crise catastrophe effondre...

Europe : reprendre en main notre destin

Bertrand Hériard Dubreuil et Jean Merckaert
L'équipe de rédaction

Qui l'Europe actuelle fait elle encore rêver En son nom on démantèle l'État providence sur l'autel de la dette On prive d'horizon la moitié des jeunes de Grèce d'Espagne ou du Portugal On tient le registre macabre des corps en Méditerranée En son nom la Commission négocie un traité transatlantique qui s'il était adopté marquerait l'étape ultime de capture de nos souverainetés par des intérêts privés Devant ce sombre tableau la tentation majoritaire est à la résignation ou au ...

Vous devez être connecté pour commenter cet article
Aucun commentaire, soyez le premier à réagir !
* Champs requis
Séparé les destinataires par des points virgules