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Loin de former un ensemble homogène, et bien que partageant une culture commune, les « jeunes de cité » se différencient dans leur rapport à la religion, aux études, au quartier ou au travail.

Parler des « jeunes de cité » en un temps de préoccupations sécuritaires ne semble guère aisé. C’est ce que nous avons tenté de réaliser en accomplissant un travail d’immersion pendant plus de deux ans, partageant le quotidien des adolescents et adultes masculins dans une cité de l’ancienne « banlieue rouge ». Le contexte historique de nos observations est essentiel pour comprendre les changements vécus dans la proche banlieue nord de Paris. Sans revenir sur les mutations qui ont affecté les « classes ouvrières »[1], l’espace étudié en voie de désindustrialisation massive depuis vingt ans témoigne de la transformation qui s’opère après soixante-dix ans d’histoire ouvrière[2]. Les changements urbanistiques, la disparition des usines et des habitations vétustes laissent progressivement place à des activités tertiaires, à l’arrivée du métro et du RER C, à des logements accessibles à la propriété et des allées piétonnes. Ces mutations marquent l’arrêt brutal de la « destinée ouvrière », en quelque sorte, des jeunes rencontrés, enfants d’ouvriers et d’immigrés (pour la plupart) qui ne peuvent devenir ouvriers, un mouvement amorcé déjà dans les années 1980 avec leurs aînés confrontés à la « galère », au racisme et à la précarisation[3]. Elles bouleversent également leurs repères territoriaux et culturels.

En nous intéressant à la façon dont ces jeunes interagissent avec la société, nous avons observé à la fois une hétérogénéité des pratiques culturelles et en même temps, sans que cela paraisse contradictoire, des conduites sociales autour de « valeurs communes »[4]. Ces jeunes ont une biographie commune autour du passé migratoire des parents, des représentations sociales similaires en raison de leur histoire en France – entre racisme, expérience ouvrière, exclusion politique et discrimination –, des pratiques culturelles collectives autour de valeurs ruralo-maghrébines, de l’islam, de « références méditerranéennes » (culture de l’honneur), d’une culture populaire (moquerie, charriage) et de rue (rébellion).

Cette culture commune[5] donne un relief particulier aux deux constats relevés lors de notre enquête : des trajectoires multiples caractérisent les « jeunes de cité », notion qui ne saurait donc être essentialisée; les pratiques culturelles juvéniles sont complexes et ambivalentes. Partant de l’hypothèse que le territoire physique de la cité constitue le principal support de lien social et donc des pratiques de sociabilité des jeunes évoluant dans ce quartier populaire, nous mettrons ici l’accent sur la manifestation de ces groupes de jeunes, afin de montrer la pluralité des trajectoires.

Les « galériens »

Les « galériens » se caractérisent par une occupation quotidienne et intensive de la cité. Ces jeunes trentenaires vivent du Rmi (revenu minimum d’insertion) et de petits trafics. La plupart ont été confrontés à l’échec scolaire. Après une période de difficultés plus ou moins intenses au plus fort de la crise des années 1990, ils peinent toujours à s’insérer dans le monde du travail. Les plus en difficulté se rapprochent progressivement de plus jeunes dans la cité, les « délinquants ». Mais la majorité d’entre eux est inquiète pour son avenir et recherche activement un emploi ou des formations : « On est plus des gamins. Et il faut que je me marie. Qu’est-ce que je vais faire si je ne trouve pas de taf, hein? Il faut que je me bouge! C’est obligé! Vraiment. Le quartier c’est derrière nous… » (29 ans, sans profession, célibataire, fils de parents algériens).

« On a l’âge de se caser. Faut trouver d’abord le boulot et puis trouver une femme et à notre âge on n’a plus l’âge de galérer. Le quartier c’est la jeunesse et maintenant il faut construire. » (30 ans, célibataire, manutentionnaire en intérim, issu d’une famille algérienne).

L’âge de trente ans symbolise pour beaucoup une période charnière qui marque la fin de la jeunesse et surtout des activités « déviantes » ou illégales. Les « galériens » se sentent méprisés par les institutions. Leur présence régulière dans l’espace public en fait à la fois des « voyous » et des alliés objectifs de Saddam Hussein (pendant la première guerre du Golfe)! Leur classe d’âge n’a pas connu l’atelier, mais ils sont confrontés directement au délitement ouvrier. Particulièrement démunis en diplôme et en « savoir-faire », ils voient le temps de la jeunesse s’estomper sans pouvoir se projeter dans l’avenir.

Les « musulmans pratiquants »

Le deuxième groupe marque une rupture significative dans les modes de sociabilité. Ces jeunes se réclament clairement d’un courant salafichaykhiste : ils ont orienté leur mode d’existence autour d’une pratique assidue de la religion musulmane en respectant les cinq piliers de l’islam. Ils portent la barbe, adoptent une tenue vestimentaire distinctive (le traditionnel kami), prient cinq fois par jour, mangent halal, ne boivent pas d’alcool et font le ramadan en plus d’autres jours de jeûne dans l’année. Contrairement aux autres « musulmans » qui ne prient pas et ne font que le ramadan, l’activité religieuse intensive est au centre de leurs préoccupations. Ils ont également investi dans l’apprentissage de l’arabe littéraire pour pouvoir lire le Coran en arabe et apprendre des sourates par cœur, et se reconnaissent dans la sunna, la tradition prophétique musulmane.

Deux tiers d’entre eux ont suivi des études supérieures dans des disciplines scientifiques (mathématiques, chimie ou physique), car il est important pour ces « musulmans pratiquants » d’acquérir une instruction et une culture générale, même si le contenu de certaines disciplines est remis en question, comme la biologie (le darwinisme), la philosophie ou encore l’histoire. À la suite de la première guerre du Golfe et des attentats de 1995 à Paris, les « musulmans pratiquants » du quartier ont été confrontés aux services de la DST (Direction de surveillance du territoire), situation qui a développé un sentiment de persécution : « Quand tu as affaire à eux, je peux te dire que tu te mets à flipper quand ils t’interrogent au sous-sol du ministère de l’Intérieur! De toute façon, tous les frères de la cité sont fichés et ça en cas de guerre, c’est chaud pour nous! » (28 ans, célibataire, titulaire d’une licence d’informatique, sans profession, famille algérienne).

Ce témoignage surprenant est confirmé par celui d’un diplômé de troisième cycle en chimie, emprisonné pendant dix mois après les attentats de 1995 : « Tu sais qu’au début de mon interrogatoire, ils ont vu mon niveau d’études et ma façon de parler normalement, un capitaine de la DST m’a dit pour rire : “Vous savez, on préfère les petits délinquants à des gens comme vous!” » (28 ans, marié, un enfant, enfant d’immigrés algériens).

Les « musulmans pratiquants » ont le sentiment d’être les nouveaux ennemis de l’intérieur. Dans le quartier, ce sentiment de persécution se nourrit, à leurs yeux, d’une « islamophobie » ambiante : « On est plus mal vu que les délinquants. On n’aime pas les musulmans en France! Alors qu’on ne fait rien de mal hormis le fait de pratiquer sa religion, de craindre Dieu et rester honnête! Mais le système est tenu par des gens qui nous voient en ennemi! Ils nous mettront dans des camps! » (30 ans, célibataire, titulaire d’une thèse de physique, parti travailler aux États-Unis puis revenu en 2006, famille algérienne).

Ces jeunes se sentent constamment épiés, observés par les pouvoirs publics en raison de la menace qu’ils représenteraient. Leur situation en France leur semble si chaotique qu’ils veulent réaliser l’hégire et aller vivre dans un pays du Golfe.

Les « invisibles »

Les « invisibles » approchent également la trentaine. Ils forment moins un groupe identifié qu’un ensemble de jeunes qui ne fréquentent pas l’espace résidentiel de manière régulière. Nombre d’entre eux ont suivi des études supérieures : un tiers a été jusqu’en troisième cycle ou dans des grandes écoles; les autres se sont insérés dans le monde du travail. Les « invisibles » se distancient des critères médiatiques de « jeunes de cité ». Quelles que soient leurs origines familiales (France, Algérie, Maroc, Espagne, Tunisie, Portugal), ils veulent échapper à la condition sociale ouvrière du père et surtout à l’univers des cités : « Franchement, avec du recul je viens des bas-fonds. Avec le trafic de drogue, les mecs qu’ont mal tourné et parfois des copains de l’école primaire, il faut s’en sortir! L’école c’était le seul moyen pour moi » (29 ans, manager, titulaire d’un DESS en management, marié, parents antillais).

Les qualifications scolaires et la prise de distance avec le milieu d’origine sont des atouts pour sortir de l’univers ouvrier. L’origine sociale est plutôt un handicap et ils doivent en faire plus que les autres pour s’en sortir. Il s’agit d’éviter le quartier et de mener une vie ascétique entre sport et bibliothèque, études et fréquentations extérieures au monde des « cités populaires » avec d’autres étudiants ou des collègues de travail : « Quand je suis arrivé à l’Essec [grande école de commerce] après mon DUT, je me suis accroché! La première année, j’ai ramé. Je ne sortais plus dans le quartier. Je ne voyais plus personne. J’étais impressionné par le vocabulaire des profs mais aussi de mes camarades. L’ambiance était bonne (…) ce n’était pas ça le problème. Non, non je n’étais pas à la hauteur. Alors il a fallu que je m’accroche. J’allais à la Fnac, je dépensais des thunes pour les bouquins. J’étais devenu un rat de bibliothèque (…). J’étais parti pour finir zombie. J’avais même perdu ma petite amie de l’époque. Mais quand j’ai réussi mes examens et parmi les meilleurs, ça m’a fait un bien fou! Vraiment! Et puis les autres années, ça s’est beaucoup mieux passé. J’étais devenu même une référence pour les nouveaux, pour les profs et même pour mes camarades! » (27 ans, titulaire d’un diplôme de troisième cycle à l’Essec, vit en concubinage à Paris, issu d’une famille italienne).

Ce parcours fait de sacrifices est à l’image de celui des diplômés du quartier voulant s’en sortir. La socialisation universitaire acquise, la plupart sont appréciés pour leur énergie, leur capacité d’adaptation, d’entreprise (la volonté de s’en sortir) et une certaine manière d’être et de penser. « Invisibles » au niveau du quartier et de l’opinion publique, ces diplômés et salariés représentent un peu plus d’un quart des « jeunes de cité ».

Les « jeunes en voie d’insertion »

Ce groupe rassemble des jeunes dont la moyenne d’âge est de 22 ans. Il se caractérise par une forte prédominance de jeunes originaires de familles marocaines – en particulier de la région d’Agadir. Ils se retrouvent dans l’espace local en fonction de leur emploi du temps scolaire et de leurs horaires de travail. Ils n’ont pas encore achevé leur scolarité. Ils ont souvent un travail à mi-temps (beaucoup poursuivent des études en bac professionnel, en BTS ou en DUT).

« Je vais pas faire des études jusqu’à trente piges! T’as un petit BTS et puis tu te trouves un boulot correct et en même temps tu en profites avec l’argent pour acheter ta petite voiture et sortir le week-end. C’est ça la vie. Il faut profiter quand t’es jeune. » (22 ans, étudiant en BTS, animateur à mi-temps dans une association de quartier, famille marocaine).

Ils poursuivent des études qu’ils veulent concrètes pour affronter efficacement le marché du travail et s’épargner des études longues et coûteuses. Ils sortent beaucoup – « soirées branchées » chez ceux qu’ils appellent « les petits bourgeois ». Ils participent à la course à la consommation (voitures récentes – polos ou golfs –, téléphone portable sophistiqué) tout en assumant leurs conditions de précarité propres à la jeunesse.

« Un peu d’études, un petit boulot à côté (…). Quand t’es débrouillard, tu peux t’en sortir et rester honnête. Les mecs du quartier qui trafiquent dans la cité ils n’ont rien compris! En plus, à l’école et au taf, tu peux te brancher des petites nanas. Le quartier c’est pour retrouver les potes le week-end ou le soir. Rester dans le quartier toute la journée je deviendrais fou! » (23 ans, titulaire d’un DUT, technicien chez Télécom, famille marocaine).

Les « jeunes en voie d’insertion » n’ont pas directement connu la période de « galère ». Ils ont bénéficié plus tôt que leurs aînés de la reprise économique de la fin des années 1990. Si pour eux, le racisme est présent au quotidien, ils ont trouvé des ressources pour s’adapter.

Les « délinquants »

De la même classe d’âge, les « délinquants » se distinguent par des pratiques de sociabilité plutôt « déviantes ». Ce groupe est composé, dans sa majorité, de jeunes dont les parents sont originaires de la petite Kabylie, en Algérie. Ils occupent de manière intensive l’espace résidentiel, à l’image des « galériens ». Ils ont connu un important échec scolaire et méprisent les filières professionnelles en raison du sentiment de relégation sociale qu’elles représentent à leurs yeux.

« L’école ça sert à rien! Ils nous ont niqués (…). Qu’est-ce que tu veux que je vais foutre en BEP? (sic) C’est pour les ânes! Vaut mieux rester faire de l’argent! Sinon, voilà, je suis là et je sers le client pour le cannabis en cachette du père c’est tout! Il faut faire du fric, le boulot ça paie pas! Le bizness c’est mieux… » (21 ans, sans profession, niveau 5e, famille algérienne).

Le refus de filières considérées comme de « deuxième zone » (elles ne font pas accéder à un emploi jugé gratifiant ou gagner beaucoup d’argent) leur donne l’impression de ne pas « perdre la face ». Ils adoptent des comportements plus « rebelles » – attitudes corporelles plus viriles, tenues vestimentaires proches du rappeur (port de casquette et pantalon baggy) – pour compenser un sentiment d’échec. À la différence de leurs aînés « galériens » qui utilisent l’espace résidentiel comme support identitaire, les « délinquants » appréhendent plutôt leur territoire comme « zone commerciale » propice aux petits trafics; comme si l’identité se jouait moins sur le lien au territoire que sur le rapport à l’argent.

« Faut faire du fric! C’est tout! Les grands [les galériens ici] ils nous cassent la tête. Ils nous disent : ‘ramenez pas des mecs qu’on connaît pas, ils peuvent foutre la merde et se croire chez eux!’ Pour eux, on dirait que le quartier c’est tout! Nous on s’en bat les couilles, le jour où je me fais mon oseille je me tire! » (23 ans, sans emploi et sans diplôme, famille algérienne).

Les « délinquants » ont des rapports problématiques avec les institutions. Néanmoins, ils se distinguent des plus âgés par un individualisme plus poussé, manifesté ici par un trafic de cannabis extraterritorial et recherchant des « alliances » avec des « cités » extérieures.

Les « post-adolescents »

Dernier groupe de jeunes visibles dans le quartier : les « post-adolescents ». Ils viennent d’atteindre la majorité, qui signifie une plus grande autonomie vis-à-vis des parents et surtout des frères aînés. Il s’agit de jeunes aux origines hétéroclites (marocaine, algérienne, tunisienne, portugaise ou encore française) qui occupent aussi l’espace de la cité de manière intensive, mais pas dans les mêmes cages d’escalier que les « délinquants ». Ils n’ont pas encore véritablement tranché dans les choix de carrière qui s’offrent à eux. Mi-lycéens, mi-voleurs, mi-vacataires, ils sont adeptes du « système D », s’adaptant en fonction des circonstances et des conjonctures.

« Moi, je m’en fous. On verra, on s’en tape. De toute façon, l’école ça sert à rien et fumer du shit non plus! Ben bon, de toute façon l’avenir est bouché alors l’école ou autre chose… » (19 ans, étudiant en BEP, famille marocaine).

« L’école ouais. Je passe mon bac, après je sais pas. La fac ça m’a l’air soûlant mais si je peux faire autre chose pourquoi pas? Y’a pas grand-chose pour nous […]. L’avenir est bouché! » (18 ans, lycéen en terminale ES, petit receleur dans son lycée, famille ouvrière française).

Ces « post-adolescents » naviguent entre consommation ostentatoire de vêtements de marque, conjugaison d’activités parfois contradictoires (école, délinquance, travail dans les marchés) et adaptation rapide à la conjoncture économique. L’appartenance au monde ouvrier fait davantage partie des manuels d’histoire – consommation, pragmatisme, individualisme – que de leur quotidien, contrairement aux trentenaires qui ont assisté à la disparition des « banlieues rouges ».

Le sentiment d’un destin commun

À travers l’observation des pratiques spatiales juvéniles, ce travail ethnographique révèle une fragmentation des rapports sociaux, qui se manifeste par la présence de différents groupes de jeunes sur le territoire. Les groupes observés physiquement ne sont que la traduction territoriale de processus « affinitaires » entre certains jeunes en fonction des différences d’âge, d’aptitudes scolaires, d’intérêt pour la religion ou d’investissement dans des activités délinquantes.

Cependant, il existe aussi une sorte de sentiment de communauté de destin. Car il est important de souligner, de manière paradoxale, l’existence de codes culturels collectifs. Ces codes de conduite se traduisent différemment d’un groupe à l’autre, mais ils expriment le rapport à un destin commun, qui engendre un fort sentiment d’injustice.

Méthode de l’enquêteCet article repose sur une enquête ethnographique menée au début des années 2000, étudiant les pratiques spatiales des « jeunes de cité » dans leur espace résidentiel. Ce territoire est divisé en trois : l’espace nord (investi par les jeunes en difficultés et les « délinquants ») donne sur la rue et deux débits de boissons; l’espace central de la cour, fermée par la cité, où débouchent deux entrées principales (lieu fréquenté par les enfants et deux groupes de jeunes dont un pour le trafic); l’espace sud traversé par une allée piétonne et où se trouve la salle de prière (territoire davantage occupé par les musulmans salafis et les étudiants).
Une fois par semaine, nous avons réalisé sur ce territoire un comptage heure par heure de la présence des jeunes rencontrés (de 9 heures du matin jusqu’à très tard dans la nuit…). Nous avons pu constituer ainsi une sorte de recensement de leur présence et noter l’existence de six groupes distincts. La détermination de ces groupes n’est pas liée à la construction d’une catégorie analytique ou idéal-typique, mais bien à leurs présences physiques. Puis, nous avons reconstruit, par le biais de questionnaires ou d’entretiens, l’itinéraire des jeunes qui composent ces groupes.


1 / Cf. Stéphane Beaud, Michel Pialoux, Retour sur la condition ouvrière, La Découverte, 1999.
2 / Cf. Bernard Massèra, Daniel Grason, Chausson : une dignité ouvrière, Syllepse, 2004, publié par deux syndicalistes après la fermeture de l’usine Chausson située en face de l’ancienne cité ouvrière étudiée.
3 / Nous ne traiterons pas de cette génération, aujourd’hui âgée de 35 à 45 ans, symbole de la première « vague » des « jeunes de cité » autour de la marche pour l’égalité, les problèmes avec la police ou la « galère ». Cf. François Dubet, La galère : jeunes en survie, Fayard, 1987.
4 / Ce travail a donné lieu, à partir d’une thèse de doctorat, à la publication d’un livre : Jeunes en cité. Diversité des trajectoires ou destin commun?, L’Harmattan, 2005.
5 / Éric Marlière, La France nous a lâchés! Le sentiment d’injustice chez les jeunes de cité, Fayard, 2008.


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