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Dossier : Forêt : que perdure l'or vert !

SMCC « Couper moins, mais plus régulièrement »

© Pro Silva
© Pro Silva

Inspirée par les écosystèmes forestiers eux-mêmes, la sylviculture mélangée à couvert continu propose un modèle durable, attentif à la biodiversité, aux sols et à la qualité du bois. Une approche encore minoritaire en France et en Europe.


Comment fonctionne l’association Pro Silva ?

Antoine Cadoret – Pro Silva est une association de forestiers (propriétaires, gestionnaires, professionnels et amis de la forêt) réunis pour promouvoir la sylviculture mélangée à couvert continu (SMCC), basée sur le traitement irrégulier et respectueuse des processus naturels des écosystèmes forestiers. L’organisation comprend un réseau européen de 22 antennes et 6 000 adhérents. En Allemagne, elle compte trois mille adhérents, 600 en Autriche, 500 en France. Il y a également une antenne aux États-Unis.

Certains pays sont plus avancés que nous. Dans la région wallonne, la SMCC est inscrite dans le code forestier. Ce type de traitement est privilégié. C’est le cas de la Slovénie depuis soixante-dix ans, et de la Suisse. L’Île-de-France est passée en SMCC pour la forêt publique, car il y a là un intérêt social extrêmement fort pour les forêts très fréquentées où les coupes rases de bois deviennent problématiques. C’est grâce à ce modèle qu’on s’est aperçu que la SMCC pouvait mieux convenir aux forêts périurbaines.

La SMCC est plutôt présente à la frontière allemande, à l’est de la France, et dans les zones de montagnes, car ce sont des milieux très contraints où on ne peut pas opérer une coupe rase sans risques d’érosion, de glissement de terrain, de crue dans les villages. À l'ouest, il y a une culture forestière moins ancienne.

Qu’est-ce que la SMCC ? Comment s’est-elle développée ?

Ce concept apparaît au XIXe siècle, en Allemagne. Les forestiers, prévoyant leurs récoltes sur des tables de production avec des itinéraires sylvicoles et une culture régulière, ont constaté l’impact de l’ensemble des aléas climatiques et des menaces, qu’elles soient issues de maladie ou dues à des insectes. Ces individus ont donc voulu composer ave

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