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Dossier : Forêt : que perdure l'or vert !

Laboratoires écologiques Les forêts face au changement climatique

« Les forêts n'ont pas de voix », manifestation de la coalition militante à Paris en mars 2021. © Charlotte Glinel
« Les forêts n'ont pas de voix », manifestation de la coalition militante à Paris en mars 2021. © Charlotte Glinel

Le changement climatique pèse de plus en plus sur les forêts hexagonales et ceux qui y travaillent. Il représente néanmoins une opportunité de redéfinir l'action publique au sein de ces espaces, non sans controverses.


Les forêts couvrent près d’un tiers du territoire français hexagonal, soit 17,282 millions d’hectares, auxquelles il faut ajouter plus de 8,24 millions d’hectares de forêts ultramarines, dont une majorité guyanaise, ce qui en fait la quatrième forêt d’Europe en superficie1. Elles sont souvent catégorisées en fonction de leur statut foncier qui détermine les modes de leur régulation et de leur gestion.

Un quart de cette surface est couvert par des forêts publiques. Ces dernières appartiennent à des collectivités territoriales, à l’État ou encore à des établissements publics, soumises au régime forestier et gérées par l’Office national des forêts (ONF), un Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), dont le modèle économique est fondé sur la vente de bois et services.

Les trois-quarts restants des forêts de l’Hexagone, principalement dans l’Ouest, se répartissent entre 3,3 millions de propriétaires privés, qui laissent libres, ou bien gèrent et exploitent inégalement leur patrimoine à l’aide de professionnels forestiers (coopératives, experts, gestionnaires indépendants, exploitants).

Espaces anthropisés

Les forêts sont des espaces fréquentés. Selon une enquête de 2015, plus de la moitié des Français déclarent s'y rendre au moins une fois par mois. La multiplicité des enjeux liés aux forêts est résumée, par les acteurs institutionnels, par la notion de « multifonctionnalité », à l’intersection entre la production de bois, les usages récréatifs et la protection des écosystèmes (souvent définie à l’aune de la biodiversité, de l’eau et du carbone).

À cet égard, il faut noter une spécificité française et européenne : la reconnaissance d’une coexistence sur une même forêt de ces « fonctions », par op

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