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Dossier : Inde, puissance fragile

Ruralité indienne Au service du développement intégral

Femmes présentant leurs médicaments à base de plantes confectionnés maison, pendant le Festival tribal des herbes et de l’alimentation, tenu le 10 août 2021 à Surgana Village. © Savio Saldanha
Femmes présentant leurs médicaments à base de plantes confectionnés maison, pendant le Festival tribal des herbes et de l’alimentation, tenu le 10 août 2021 à Surgana Village. © Savio Saldanha

Les défaillances des programmes de développement rural mis en place par l’État indien obligent la société civile à s’organiser. Avec le concours déterminant d’organisations jésuites.


En Occident, l’opinion publique oscille souvent, à propos de l’Inde, entre des images de tensions politiques, de pauvreté teintée d’exotisme et de statistiques triomphantes sur le développement. Ces récits ne sont pas entièrement faux, mais tendent à effacer la texture subtile de la vie quotidienne et des luttes dans l’Inde rurale.

Les communautés tribales du Maharashtra et du Gujarat sont souvent situées dans des régions montagneuses ou forestières. L’accès à l’éducation, aux marchés, aux soins de santé et aux infrastructures de transport est limité en raison des hiérarchies de castes et des conflits ethniques et religieux. Pour les tribus, la migration saisonnière vers les secteurs informels urbains tels que les briqueteries et les chantiers de construction relève d’un impératif de survie.

L’État indien a conçu des programmes ambitieux mais les projets son incomplets et la corruption endogène. 

L’incertitude économique est étroitement liée à la vulnérabilité écologique. L’érosion de la biodiversité et l’utilisation excessive des intrants chimiques ont non seulement poussé les petits agriculteurs marginaux dans un cycle d’endettement financier, mais également aggravé la situation environnementale, ce qui soulève de sérieuses questions quant à la viabilité à long terme des paradigmes dominants de la « Révolution verte1 ».

L’État indien a conçu des programmes ambitieux en matière de développement rural, d’éducation, de santé et de protection sociale. Cependant, des lacunes apparaissent à plusieurs niveaux : dans l’information parce que les villageois ne connaissent bien souvent pas leurs droits ; dans la mise en œuvre car le personnel enseignant et médical est irrégulier.

Les projets sont incomplets et la corruption endogène.

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