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Le témoignage de Rajagopal P.V. révèle une Inde où la modernisation a souvent détruit les équilibres sociaux et environnementaux, accentuant la pauvreté et les migrations internes.
Aujourd’hui, je me suis à nouveau assis pour essayer de trier les carnets de notes que j’ai utilisés lors de mes voyages dans différentes régions de l’Inde. Bien qu’il y ait de nombreux points intéressants qui n’ont pas encore été mentionnés dans Voyage dans l’autre Inde, je ne rassemble ici que ceux qui méritent d’être repris dans de futurs discours.
À Betul, une petite ville du Madhya Pradesh1, des agriculteurs m’ont confié avoir été emprisonnés sous l’accusation d’avoir volé de l’électricité pour faire fonctionner leurs puits tubulaires. Ils étaient également en difficulté car leur facture d’électricité mensuelle était passée de quatre mille à sept mille roupies2. Betul est proche de Vidarbha, région connue pour ses nombreux suicides d’agriculteurs.
Dans un village appelé Chopana, la communauté Gond Adivasi nous a remis plus de 147 demandes de terres. La non-application des dispositions de la loi sur les droits forestiers (FRA) est un problème grave dans cette région.
Il est devenu courant pour les riches d’obtenir des titres fonciers, tandis que les familles pauvres ne disposent pas de terres.
Les villageois ont également évoqué les familles de réfugiés du Bangladesh qui avaient obtenu des titres fonciers, alors que les habitants locaux se voyaient refuser ces titres
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