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Les cadres normatifs d’une gouvernance mondiale existent, mais peinent à s’imposer. Pourtant, des défis tels que le réchauffement climatique et les inégalités de richesses soulignent l’urgente nécessité de réactiver la solidarité internationale.
Tous membres d’une seule et même humanité, nous sommes sous l’ombrelle de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de son article premier « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ».
Certes, il y a eu en décembre 1948, lors de l’approbation de cette Déclaration par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), deux abstentions correspondant à des constitutions nationales discriminatoires concernant les femmes (Arabie saoudite) et les humains dits « de couleurs » (Afrique du Sud).
Cela fait beaucoup d’humains discriminés, mais elle a été votée. La gouvernance formelle de notre monde repose sur les 193 gouvernements des pays membres de l’assemblée générale des Nations unies. Elle est de caractère international.
L’action des organisations internationales qui, faute de mieux, font office de gouvernance mondiale, est limitée soit par le véto accordé aux cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU soit par la composition des conseils d’administration du FMI et de la Banque mondiale.
Le monde est une jungle qui se structure autour de la puissance géopolitique et économique des pays à capacité hégémoniques.
Ces organisations n’ont pas de pouvoir sur les espaces nationaux et peu de pouvoir sur l’espace virtuel mondialisé, disons supranational, qui est quasi inatteignable par les pouvoirs territoriaux nationaux.
Dans cet espace, les grands acteurs économiques multi ou transnationaux, qui pilotent une bonne part de l’économie mondialisée, ont conquis une grande liberté et n’ont à assumer, lorsqu’ils restent dans leurs paradis juridiques et fiscaux, aucune responsabilité fiscale, sociale et environnementale.
Cette gouvernance de façade s’est lézardée davantage avec le retour de Donald Trump, qui
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