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Bouclier financier « Pas de solidarité internationale sans fiscalités justes »

© Emily Garthwaite/CCFD-Terre Solidaire
© Emily Garthwaite/CCFD-Terre Solidaire

Face à la crise de la solidarité internationale, la fiscalité internationale demeure comme levier décisif. Taxation des transactions financières, lutte contre l’évasion fiscale, impôt minimum mondial déclinent les pistes possibles.


Considérez-vous l’Aide publique au développement (APD), telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, comme un mécanisme obsolète ?

Quentin Parrinello – L’APD ne suffit pas à financer le développement. Dans le cadre institutionnel et géopolitique actuel, elle est en danger car perçue comme une forme de charité par les pays développés et donc sujette à de très fortes pressions politiques, venant notamment de gouvernements conservateurs. C’est donc la solidarité internationale qui trinque, comme on le voit avec le désossement de l’USAID1 par le gouvernement Trump.

Néanmoins, depuis ces dernières années, un discours marqué au niveau international dans beaucoup de pays consiste à dire : « nous devons travailler sur la mobilisation des ressources domestiques ».

Autrement dit, au lieu d’attendre de recevoir de l’argent de sources tierces, il faut aussi – l’un n’étant évidemment pas exclusif de l’autre – faire beaucoup plus pour taxer des acteurs internationaux venus profiter de nos ressources naturelles, de notre marché et de notre force de travail. C’est une manière de participer au développement et à la solidarité internationale, complémentaire et probablement beaucoup plus efficace.

« Si une taxe rend prohibitif la pratique de la spéculation financière, il y aura de fait moins d’échanges. »

En 1972, l’économiste américain James Tobin proposait la taxe qui porte son nom sur les opérations de change. Le mouvement altermondialiste a beaucoup porté l’idée dans les années 1990. Est-ce toujours une piste sérieuse pour atténuer ou corriger les déséquilibres des marchés ?

Rappelons qu’une solution fiscale ne permettra pas à elle seule de garantir le développement international. Un tel enjeu appelle plusieu

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