Une revue bimestrielle, exigeante et accessible, au croisement entre le monde de la recherche et les associations de terrain.
Fondée sur une idéologie du rattrapage, l’aide publique au développement a largement échoué. La réduction de la pauvreté résulte d’abord de la mondialisation des échanges. Mais bien d’autres défis (emploi, migrations, climat…) attendent l’APD.
Dans les pays à faible organisation, où les appareils de formation étaient déficients, et à faible insertion dans l’économie internationale, l’APD a avant tout constitué un soutien au fonctionnement de l’État, sans impulser une dynamique efficace de développement et de réduction de la pauvreté.
Ainsi, en Afrique subsaharienne, les grands projets agricoles « sectoriels » (développement centré sur des produits comme les céréales, l’arachide ou sur des investissements comme l’irrigation) ont souvent eu des résultats non négligeables mais peu durables au-delà de la phase d’investissement initiale. De même, les grands projets « régionaux » ont connu des échecs en raison de leur complexité et de leur difficulté à créer des élans économiques et sociaux.
Il y a cependant eu de véritables dynamiques de réussite, comme le développement de la production cotonnière (grâce à la prise en main de la totalité de la filière). Succès aussi avec la dynamique cacaoyère et caféière en Côte d’Ivoire appuyée sur les nouvelles plantations et l’élargissement de la propriété foncière, mais dynamique mise en échec par la faillite de la Caisse d
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